Maurice Lévy, patron de Publicis, veut être rémunéré "à la performance"

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Malgré la crise, la rémunération des grands patrons du CAC 40, qui s'était déjà envolée en 2010, a continué à progresser légèrement en 2011, se maintenant à un niveau élevé par rapport aux autres pays européens, a indiqué mardi le cabinet Proxinvest.
Malgré la crise, la rémunération des grands patrons du CAC 40, qui s'était déjà envolée en 2010, a continué à progresser légèrement en 2011, se maintenant à un niveau élevé par rapport aux autres pays européens, a indiqué mardi le cabinet Proxinvest. — Eric Piermont afp.com

Maurice Lévy, reconduit pour quatre ans à la présidence du directoire du groupe publicitaire Publicis, a indiqué qu'il avait renoncé à une rémunération fixe et souhaitait maintenant «une rémunération à la performance», dans un entretien au Monde daté de jeudi.

«Ayant passé maintenant quarante ans dans cette maison, j’ai demandé au conseil de ne fonctionner que sur une rémunération à la performance. A partir de janvier 2012, je n’aurai plus de rémunération fixe. Je veux +hypermériter+ ma rétribution, quelle qu’elle soit», a-t-il déclaré au quotidien.

Jusqu’à présent, Maurice Lévy avait une rémunération «divisée en trois parties: une fixe, une variable, les deux sur une base annuelle, plus une partie différée liée à la performance de l’entreprise de 2003 jusqu’à la fin de mon mandat, fin 2011», a-t-il expliqué.

Cette somme différée était faite pour éviter que Maurice Lévy n'aille à la concurrence. Elle devrait être versée au premier semestre 2012, ajoute-t-il.

Pour l'année 2010, Maurice Lévy a touché 3,6 millions d'euros de rémunération dont une part fixe de 900.000 euros, soit 2,7 millions pour la part variable.

Le conseil de surveillance du groupe a renouvelé mardi pour quatre an la totalité des mandats des cinq membres du directoire, dont celui de Maurice Lévy, président du directoire et PDG.

Maurice Lévy, proche du président de la République Nicolas Sarkozy, est également président de l'influente Association des entreprises privées.

Le gouvernement a exprimé cet été son hostilité à certaines rémunérations de patrons lorsqu'elles étaient jugées excessives.

Maurice Lévy s'était déjà illustré en août en demandant à ce que les plus fortunés des Français payent un supplément d'impôt.