Le Prix Femina a été décerné mardi à Patrick Lapeyre pour son livre "La vie est brève et le désir sans fin" (P.O.L), un roman mélancolique et drôle sur un trio amoureux à la "Jules et Jim" dans lequel la perte et l'attente mènent la danse.
Le Prix Femina a été décerné mardi à Patrick Lapeyre pour son livre "La vie est brève et le désir sans fin" (P.O.L), un roman mélancolique et drôle sur un trio amoureux à la "Jules et Jim" dans lequel la perte et l'attente mènent la danse. — Loic Venance AFP/Archives

ECONOMIE

Les livres et les transports épargnés par une hausse de la TVA?

La majorité veut empêcher le passage au taux de 7% sur certains produits...

Le psychodrame sur le relèvement de la TVA de 5,5% à 7% n’en finit pas de faire des vagues. Annoncée le 7 novembre dans le cadre du nouveau plan de rigueur du gouvernement Fillon, la mesure doit rapporter 1,8 milliard d’euros en 2012. Elle prévoit d’épargner l'alimentation, l'énergie et les services destinés aux handicapés. Mais dans le cadre du collectif budgétaire examiné depuis mardi à l’Assemblée nationale, les députés de la majorité souhaitent exempter d’autres produits.

Les cantines scolaires exonérées?

Le rapporteur du budget Gilles Carrez veut préserver le taux réduit dans les cantines scolaires, expliquent Les Echos ce mercredi. Les transports scolaires pourraient aussi échapper à une hausse de la TVA à 7% tout comme les sandwichs et les plats prêts à consommer disponibles dans les grandes surfaces. Des produits «en réalité achetés par les populations les plus modestes qui souvent ne disposent pas, à domicile, des moyens de cuisiner. L'augmentation de la TVA sur ces produits serait donc injustement pénalisante pour ces catégories sociales», argumentent six élus UMP. Le député Hervé Gaymard tient à maintenir la TVA à 5,5% sur les livres.

Le gouvernement vent debout

En face, le gouvernement tempête. «Il ne faut pas se tromper. Sous couvert d’intérêt général, ce sont des lobbies professionnels qui agissent», estime un conseiller gouvernemental interrogé par Les Echos. Dans tous les cas, même si certains produits passent au travers de la hausse de la TVA, il faudra bien trouver d’autres recettes pour atteindre les 1,8 milliard d’euros attendus.