Retraites: l'Italie envisage d'augmenter le nombre d'années de cotisations

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Le nouveau gouvernement italien envisage d'augmenter le nombre d'années de cotisations pour pouvoir partir en retraite dans le cadre des mesures examinées pour tenter de sortir le pays de la crise de la dette, rapporte mercredi la presse italienne.
Le nouveau gouvernement italien envisage d'augmenter le nombre d'années de cotisations pour pouvoir partir en retraite dans le cadre des mesures examinées pour tenter de sortir le pays de la crise de la dette, rapporte mercredi la presse italienne. — John Thys afp.com

Le nouveau gouvernement italien envisage d'augmenter le nombre d'années de cotisations pour pouvoir partir en retraite dans le cadre des mesures examinées pour tenter de sortir le pays de la crise de la dette, rapporte mercredi la presse italienne.

Le gouvernement veut faire passer de 40 à 41 ou 43 ans le nombre des années de cotisation indispensables pour pouvoir partir en retraite à n'importe quel âge dans le cadre du système des "pensions d'ancienneté".

Bruxelles appelle de ses voeux une réforme de ce système qui permet à de nombreux Italiens, qui ont commencé à travailler jeunes, de prendre leur retraite avant 60 ans mais le parti populiste de la Ligue du Nord avait empêché l'ancien chef du gouvernement Silvio Berlusconi d'y toucher.

Une des autres mesures à l'étude est le gel de l'indexation des retraites sur l'inflation l'année prochaine, qui permettrait d'économiser 5 à 6 milliards d'euros.

Dans le cadre de l'autre système, appelé "pensions de vieillesse", le gouvernement entend accélérer l'augmentation de l'âge de départ en retraite des femmes du secteur privé de 60 à 65 ans pour l'aligner sur celui des hommes.

L'augmentation devrait commencer à partir de 2012 et se conclure en 2016 ou 2020 alors que le gouvernement Berlusconi avait prévu une augmentation beaucoup plus lente de 2014 à 2026 afin de contenter la Ligue du Nord.

Le système italien compte "d'amples disparités de traitement et des secteurs de privilèges injustifiés", avait souligné le chef du gouvernement Mario Monti, lors de son discours programme devant le Sénat le 17 novembre.

Rome doit adopter en début de semaine prochaine un nouveau tour de vis pour tenir l'objectif de l'équilibre budgétaire en 2013 ainsi que des réformes structurelles destinées à relancer la croissance alors que le pays est empêtré dans la crise de la dette et que ses taux d'emprunt évoluent à des niveaux jugés insoutenables sur la durée en raison de sa dette colossale (120% du PIB).

Selon les médias, le montant des nouvelles mesures de rigueur pourrait atteindre 20 à 25 milliards d'euros.

Outre les mesures sur les retraites, une nouvelle hausse de la TVA, une augmentation de la taxation sur le patrimoine immobilier, des mesures de libéralisation de l'économie et de relance des infrastructures sont notamment examinées.