Le scooter en perte de vitesse

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Les scooters n'ont plus la cote.
Les scooters n'ont plus la cote. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Mieux vaut vendre des Harley que des scooters. Alors que les motos de luxe partent comme des petits pains en France, les petites cylindrées font les frais de la crise et des nouvelles règles de sécurité routière. Au Salon de la moto, qui ouvre ses portes aujourd'hui à Paris après deux ans de fermeture, les pros du deux-roues espèrent reconquérir une clientèle plus réticente à l'achat depuis 2008 (240 000 nouvelles immatriculations il y a trois ans, à peine 166 000 en dix mois en 2011).

Modèles électriques
Dans ce contexte de baisse (- 7 % de ventes globales par rapport à l'an dernier), les 125 cm3 sont les modèles les plus touchés. Prisés par la clientèle urbaine, ces scooters « anti-bouchons » sont délaissés depuis le 1er janvier et l'entrée en vigueur d'une loi qui impose à tous les nouveaux pilotes sept heures de formation (aux alentours de 300 €). Auparavant, un permis B obtenu il y a plus de deux ans suffisait. « Les ventes de 125 ont baissé de 13 %, mais c'est compliqué pour tout le monde en ce moment », éclaire Thierry Archambault, président de la Chambre syndicale de l'automobile et du motocycle. Selon ce lobbyiste, « l'année prochaine et la suivante vont être difficiles, mais le secteur aura ensuite de belles opportunités. On mise beaucoup sur le développement des modèles électriques. »G.W.