La France dessine l'industrie de demain

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Jacques Chirac a fermement condamné mercredi "les provocations manifestes" à l'égard des musulmans, avec le souci d'atténuer l'impact que pourrait avoir la publication le même jour des caricatures de Mahomet par l'hebdomadaire satirique Charlie-Hebdo.
Jacques Chirac a fermement condamné mercredi "les provocations manifestes" à l'égard des musulmans, avec le souci d'atténuer l'impact que pourrait avoir la publication le même jour des caricatures de Mahomet par l'hebdomadaire satirique Charlie-Hebdo. — Patrick Kovarik AFP/Archives

Trouver les héritiers du TGV, d'Airbus et d'Arianespace... Le président de la République a présenté hier six projets d'innovation pour redonner de grandes ambitions industrielles à la France, comme dans les années 1960 et 1970, sous le général de Gaulle puis Georges Pompidou. Cofinancés par l'Etat et des entreprises privées, ces programmes ont été sélectionnés par l'Agence d'innovation industrielle, mise en place en 2005 pour combler le retard de la France dans la recherche et le développement.

Les dossiers retenus concernent plusieurs technologies : une nouvelle génération de métro automatique, un moteur de recherche sur Internet, la télévision sur mobile, l'agrochimie, les économies d'énergie et un moteur hybride diesel-électrique. Plus de 600 millions d'euros ont été débloqués pour les financer. « Cela faisait plus de dix ans que l'Etat n'avait pris aucune mesure de politique industrielle », a estimé hier Jean-Hervé Lorenzi, professeur d'économie à l'université Paris Dauphine. « Mais l'investissement en recherche et en développement reste très insuffisant, a-t-il relativisé, il faudrait cinq à six fois plus d'argent pour combler le retard de la France ».

Angeline Benoit

Le gouvernement s'attaque à « la muraille de Chine » entre la recherche publique et privée, qui est une des causes du retard français, estime Lorenzi. Reste à revoir les liens entre universités et organismes de recherche.