Un mobile Free au pied du sapin?

ECONOMIE Le groupe de Xavier Niel est dans les starting-blocks. Objectif: faire baisser la facture mobile des Français par deux...

Mathieu Bruckmüller

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MEIGNEUX/SIPA

Le nouvel opérateur veut casser les prix et rendre du pouvoir d’achat aux Français. Quels seront les forfaits proposés? Comment Free compte y arriver?...20 Minutes fait le point sur le dossier.

Quand est-ce que Free Mobile compte-t-il lancer sa formule low-cost?

Motus et bouche cousue. L’intéressé ne semble pas prêt à lâcher le morceau. Mais selon Le Figaro, le groupe n’a aucune raison de passer à côté des fêtes de fin d’année qui concentrent 25% des ventes de mobiles de l’année. Techniquement, il est fin prêt. Free Mobile couvre 27% de la population, le seuil minimal qui lui permet d’utiliser le réseau d’Orange avec lequel il a conclu un accord pour être présent sur l’ensemble de l’Hexagone. «La qualité et le débit sont excellents», affirme déjà au Figaro Xavier Niel, le patron de Free Mobile.

Sur le plan commercial, il a aussi fait le plein. 800 collaborateurs en charge du support technique ont été recrutés. Pas de doute, le lancement est donc imminent.

Quels seront les forfaits proposés?

Xavier Niel n’a cessé de répéter qu’il diviserait la facture mobile des Français par deux. Il veut proposer «un prix clair, facile à retenir, pour se distinguer sur un marché où personne ne sait combien il paie», souligne-t-il dans les colonnes du Figaro. Une forfait tout compris (téléphone, SMS, Internet illimité) à 29,99 euros comme lorsque Free s’était lancé à l’assaut d’Internet en 2002 est envisageable. «Ce prix phare pourrait être décliné avec une entrée de gamme à 9,99 euros mensuels pour 2 heures d'appels, 14,99 euros pour 2 heures et 1 Go de données, et 19,99 euros pour 5 heures et 2 Go», anticipe également Le Figaro.

Comment Free peut-il casser les prix?

Le groupe a plus d’une corde à son arc. En arrivant le dernier sur le marché, il accède à des équipements plus récents et mois chers. «La société est aussi une structure souple et flexible, comparée à ses grands concurrents du marché qui doivent gérer l’historique d’une kyrielle d’offres anciennes», explique Le Figaro. En effet, comme le note Les Echos, les trois principaux opérateurs (Orange, Bouygues et SFR) ont investi dans des centaines de boutiques. Free n’en compte que deux (Rouen et Troyes) et compte en ouvrir une troisième à Angers d’ici à la fin de l’année. Une dizaine devrait suivre. Mais le cœur du modèle reste la vente de forfaits via Internet.

Autre avantage: le régulateur des Télécoms (L'Arcep) pourrait bien lui accorder des tarifs de gros plus intéressants, comme ce fut le cas pour Bouygues Telecom lors de son arrivée sur le marché du mobile.

Quelle part de marché?

Avec de telles offres, Xavier Niel vise 25% du marché du mobile d’ici à deux ans ou dix ans «si on est mauvais». Un chiffre qui semble très ambitieux. Pourtant, Free Mobile pourra compter sur les 4,8 millions de foyers abonnés à l’Internet de Free. Tout l’enjeu sera donc de les convertir. «A raison de trois personnes par foyer, cela représente 12 à 15 millions d’abonnés pour le mobile», calcule Le Figaro.