Les Bourses européennes restent méfiantes, craintes de contagion

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Les Bourses européennes ont été hésitantes mercredi, Paris, Milan ou Madrid finissant en légère hausse, Londres et Francfort reculant légèrement, dominées toutes par l'inquiétude d'une éventuelle propagation de la crise de la dette.
Les Bourses européennes ont été hésitantes mercredi, Paris, Milan ou Madrid finissant en légère hausse, Londres et Francfort reculant légèrement, dominées toutes par l'inquiétude d'une éventuelle propagation de la crise de la dette. — Cristina Quicler afp.com

Les Bourses européennes ont été hésitantes mercredi, Paris, Milan ou Madrid finissant en légère hausse, Londres et Francfort reculant légèrement, dominées toutes par l'inquiétude d'une éventuelle propagation de la crise de la dette.

Après deux séances de baisse et dans un climat fébrile en matinée, la Bourse de Paris a grapillé 0,52%.

Madrid a gagné 0,81%, Milan O,80%, alors que Francfort reculait de moins 0,33% et Londres de 0,15%, déprimée par les sombres perspectives de la Banque d'Angleterre concernant l'économie britannique.

L'Eurostoxx 50 est monté de 0,62%.

La Bourse de New York a ouvert en recul, les yeux toujours braqués sur l'évolution de la situation en Europe et le marché obligataire après l'envolée récente des taux d'emprunt de nombreux pays européens.

"Les taux des obligations en zone euro vont probablement être encore regardés de près dans les jours qui viennent, avec une attention particulière sur l'Espagne et la France", soulignait ainsi Terry Pratt, analyste chez IG Markets à Paris.

Dans un premier temps, l'annonce en Italie de la composition du nouveau gouvernement de technocrates chapeauté par Mario Monti a gonflé un peu les espoirs des investisseurs qui souhaitent que Rome puisse restaurer sa crédibilité auprès des marchés.

L'ex-commissaire européen a accepté la charge de chef du gouvernement et a remis au président la liste de ses ministres.

Le gouvernement italien pourrait se présenter au Parlement, au Sénat le matin et à la Chambre des députés, pour un vote de confiance.

L'Italie avait vu mardi ses taux repasser au-dessus de 7% malgré les avancées politiques enregistrées.

L'intervention de Marvyn King, gouverneur de la Banque d'Angleterre, et ses perspectives très sombres pour la croissance de l'économie mondiale et sur la crise de la dette en zone euro a "fait peur au marché", a analysé à Paris Yves Marçais de Global Equities.

Pour Franklin Pichard, gérant chez Barclays Bourse, "la situation économique est loin d'être dramatique mais le manque de confiance gangrène les marchés". Selon lui, "à très court terme, l'incertitude est grande".