PSA: Le groupe supprimerait 5.000 postes en France en 2012

AUTOMOBILE La recherche et développement est particulièrement visée...

© 2011 AFP

— 

Le groupe PSA Peugeot Citroën va supprimer plus de 4.000 postes en France en 2012, dont environ la moitié chez des prestataires travaillant surtout dans la recherche et le développement, a-t-on appris de sources syndicales mardi, jour d'un comité central d'entreprise.
Le groupe PSA Peugeot Citroën va supprimer plus de 4.000 postes en France en 2012, dont environ la moitié chez des prestataires travaillant surtout dans la recherche et le développement, a-t-on appris de sources syndicales mardi, jour d'un comité central d'entreprise. — Eric Piermont afp.com

Le groupe PSA Peugeot Citroën supprimerait 5.000 postes en France en 2012, dont environ la moitié chez des prestataires travaillant surtout dans la recherche et le développement, ont indiqué des sources syndicales ce mardi, jour d'un comité central d'entreprise et d'un rassemblement devant le siège du groupe.

Selon la CGT et la CFDT, il y aura parmi l'effectif permanent du groupe 1.000 suppressions de postes en production, 500 en recherche et développement et 400 dans d'autres directions (marketing, etc.), tandis qu'entre 2.200 et 2.500 prestataires externes vont voir leur mission prendre fin. La France est donc particulièrement touchée par le plan d'économies et de 6.000 suppressions de postes au niveau européen annoncé fin octobre.

«Particulièrement inquiétant pour la recherche et développement»

Pour Ricardo Madeira, délégué central CFDT, «ce plan est déplorable quand on voit les rémunérations de nos dirigeants et les dividendes de 200 millions d'euros qui ont été versés». Il est «particulièrement inquiétant pour la recherche et développement», a-t-il ajouté.

Selon les syndicats, la recherche et le développement payent un lourd tribut à ce plan d'économies avec au total environ 2.000 postes supprimés, soit parmi le personnel du groupe (500 postes), soit parmi des «bureaux extérieurs» (1.600 postes). Les sites de recherche et développement du groupe sont situés en France essentiellement à Sochaux (Doubs), Velizy (Yvelines) et La Garenne (Hauts-de-Seine).

«PSA a les moyens de garder ces emplois en France»

Selon la CGT, le site de Sochaux perdrait à lui seul un millier de salariés, internes ou externes, dédiés à la recherche et au développement de produits. «C'est écoeurant et révoltant (...) PSA a les moyens de garder ces emplois en France», a commenté Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. Le comité central d'entreprise, qui a débuté mardi matin, doit aborder les détails de ce plan de suppressions de postes en France, où le groupe emploie 80.000 personnes dans la production automobile.

Fin octobre, PSA avait également annoncé vouloir mettre fin aux contrats de 800 intérimaires d'ici fin 2011, sans préciser sur quels sites. Jean-Pierre Mercier (CGT) a aussi annoncé que 70 licenciements secs interviendraient à Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne), un site de pièces détachées dont PSA a décidé la fermeture. Des mesures d'aides au départ et de reclassement vers des sites d'autres départements ont été mises en place, mais certains salariés ont refusé cette mobilité forcée.