Le Premier ministre grec, George Papandréou (droite), et le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, applaudissent le vote de confiance accordé par le Parlement le 4 novembre 2011.
Le Premier ministre grec, George Papandréou (droite), et le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, applaudissent le vote de confiance accordé par le Parlement le 4 novembre 2011. — P.GIANNAKOURIS/AP/SIPA

GRECE

George Papandréou obtient la confiance, semble se diriger vers la sortie

Il évite ainsi la tenue d'élections anticipées et ouvre la voie à une adoption du plan d'aide européen...

Dernière info (1h30): Papandréou rencontrera la président grec samedi à 11h00

La planète financière respire un peu mieux. Vendredi, un peu avant minuit, le parlement grec a voté la confiance au gouvernement du Premier ministre George Papandréou, qui n'aura donc pas à convoquer d'élections anticipées.

L'ensemble des élus du parti socialiste (153 voix sur 300) ont soutenu Papandréou, dont le mandat à la tête du gouvernement semble toutefois toucher à son terme. Dans son discours face au parlement prononcé peu avant le vote, il a appelé à la formation d'un gouvernement de coalition et laissé entendre qu'il était prêt à quitter ses fonctions.

 

Le ministre des Finances pour lui succéder?

«J'ai été en contact avec le président et je me rendrai auprès de lui demain (samedi) pour l'informer de mes intentions et (lui dire) que je vais de l'avant avec l'ensemble des partis vers un gouvernement de coalition plus large», a dit au parlement le leader socialiste. Il a ajouté que les discussions avec les partis auraient aussi pour but de définir la composition «et même le chef de cette coalition». «Mon poste est la dernière chose dont je me soucie. Peu importe même que je ne sois pas réélu. Le temps est venu de faire un nouvel effort (...) Je n'ai jamais conçu la politique comme une profession», a dit Papandréou.

 

Selon plusieurs sources proches des négociations, Papandréou s'est mis d'accord avec son ministre des Finances, Evangelos Venizelos, pour quitter le pouvoir et lui laisser le soin de former un gouvernement de coalition. Certains craignent cependant qu'il change d'avis à la dernière minute.

 

Venizelos aurait obtenu l'appui des dirigeants de plusieurs petits partis à la future coalition, dont un parti d'extrême-droite et un autre de centre-droit. La nature de ce futur gouvernement est encore ouverte au débat, mais il devra être composé de responsables politiques, a dit Venizelos au parlement. Il aura pour objectif d'éviter une faillite du pays avant des élections anticipées dans quelques mois.