Des étudiants partagés entre deux cultures

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Rester ou partir ? A Stanford, une université californienne de renommée mondiale, les étudiants français hésitent. « C'est un débat qui anime toute notre communauté », explique un ingénieur parisien de 22 ans, qui préfère garder l'anonymat à l'heure où il est approché par des entreprises françaises. « Dans la Silicon Valley, il existe des opportunités très intéressantes, dans l'électronique ou les biotechnologies. D'un autre côté, je ne me vois pas vivre ici. » Un sentiment partagé par Ness Benamran de Montpellier. Sur le point de terminer son Master à Stanford, ce polytechnicien de 23 ans veut travailler dans la finance, à Londres ou à New York. « Ici, c'est le meilleur endroit pour monter une société, il n'y a pas de doute. Mais ce n'est pas facile de s'adapter, les gens sont très différents », estime-t-il.

Tout juste embauché par une grande compagnie pétrolière, Hervé Gross a adopté les Etats-Unis. Arrivé de Nancy à 21 ans pour un Master, il s'est plu au point de se lancer dans une thèse. Et n'envisage pas de rentrer : « Ici, j'ai trouvé le travail de mes rêves car il y a plus de postes que de candidats. »

A. B.