Les loyers ont flambé de 50% en dix ans à Paris

M.B.

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Les syndics vont être contraints à plus de transparence dans les comptes de copropriété, et notamment à informer les copropriétaires du montant des intérêts qu'ils touchent sur les fonds déposés, selon le projet de loi en cours d'élaboration au ministère de la Justice.
Les syndics vont être contraints à plus de transparence dans les comptes de copropriété, et notamment à informer les copropriétaires du montant des intérêts qu'ils touchent sur les fonds déposés, selon le projet de loi en cours d'élaboration au ministère de la Justice. — Jack Guez AFP/Archives

Mais où s’arrêtera-t-elle? Depuis 2001, la hausse des loyers est vertigineuse, selon une enquête publiée ce lundi par Libération, ils se sont envolés de 50% dans Paris, de 43% en petite couronne et de 42% en grande couronne d’après les chiffres de l’Olap (Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne). Seul hic, dans le même temps, le revenu disponible des ménages n’a augmenté que de 31% selon l’Insee contre 18,7% pour les prix à la consommation.

Conclusion, «les loyers ont donc progressé beaucoup plus vite que le reste».

La région parisienne n’est pas une exception. La situation est similaire dans des villes comme Nice, Aix-en-Provence, Lille ou Toulouse où il était possible, il y a dix ans, de dénicher des studios à moins de 300 euros. Désormais, les prix dépassent les 400 euros voire même les 700 euros.

Pour faire la comparaison, le quotidien a confronté les annonces publiées par la revue De particulier à particulier (PAP) en septembre 2001 et en septembre dernier.

Libération a pu également constater que la location meublée se développait à la vitesse grand V. Elle «permet au bailleur de louer encore plus cher tout en s’affranchissant de la loi de 1989 régissant les rapports locatifs», explique l’article.

40% des annonces passées dans le PAP du 15 septembre concernaient des locations meublées. Un phénomène qui s’étend à toutes les grandes villes.

En 2009, il y avait 27,8 millions de résidences principales en France dont 11,7 millions de locataires soit 42% des ménages.