On s'englue dans la hausse du pétrole

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La Bourse de New York a fini en baisse lundi, l'indice Dow Jones cédant 0,57% tandis que le Nasdaq a reculé de 0,64%.
La Bourse de New York a fini en baisse lundi, l'indice Dow Jones cédant 0,57% tandis que le Nasdaq a reculé de 0,64%. — Don Emmert AFP/Archives

Le pétrole recommence à flamber. Hier, il a battu de nouveaux records, dépassant les 72 $ le baril à Londres et 71 $ à New York. Entre 2003 et 2005, le cours moyen est passé de 25 à 55 $, et ce n'est pas fini. Explications.

Pourquoi les prix s'envolent-ils ? « La planète consomme tout ce qu'elle pompe », explique Philippe Chalmain, président de Cyclope, un institut de recherche sur les matières premières. La demande ne cesse d'augmenter, notamment en Chine. Mais une partie de l'or noir disponible, comme celui d'Arabie saoudite, ne répond pas aux besoins car il est compliqué à raffiner, ajoute Pierre Terzian, directeur de la revue spécialisée Pétrostratégies. Alors quand les Etats-Unis haussent le ton contre l'Iran, accusé de vouloir se doter de l'arme nucléaire, les prix s'affolent. D'autant plus qu'à Washington certains évoquent une riposte militaire contre Téhéran.

Jusqu'où cela peut-il aller ? Pour le moment, le choc pétrolier de 1979 reste inégalé. Après la révolution iranienne, le baril avait dépassé les 80 $. Mais personne n'envisage d'issue rapide à la crise actuelle avec Téhéran. « On est en plein choc pétrolier et nul ne sait jusqu'où cela peut aller », estime Chalmain, pour qui « un baril à 80 ou 100 $ paraît probable ». A l'Insee, on envisage « une moyenne de 65 à 70 $ » en 2006.

A. B. et C. L.