Accord dans la zone euro: Un «soulagement» pour «le monde entier»

ECONOMIE Voici les principales réactions à l'accord signé ce jeudi par les chefs d'Etat européens...

M.B. avec agences

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La Chine et la Russie ont fait état de leur intérêt et le chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, a prévu de s'entretenir de ce sujet avec le président chinois Hu Jintao jeudi.
La Chine et la Russie ont fait état de leur intérêt et le chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, a prévu de s'entretenir de ce sujet avec le président chinois Hu Jintao jeudi. — Georges Gobet afp.com

Nicolas Sarkozy, président de la République française:

«Je crois que le résultat sera accueilli avec soulagement par le monde entier, qui attendait des décisions fortes… La France souhaitait éviter le drame qu'aurait représenté un défaut de la Grèce.»

Le président a souligné le «caractère historique» des décisions prises, en déclarant espérer qu'elles permettent de «pacifier les marchés» et conduisent la Grèce, avec une dette publique divisée par deux, sur «le chemin d'une croissance normale».

Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE):

Il s’est félicité des «décisions extrêmement importantes» prises par les dirigeants de la zone euro. «Nous avons pris des décisions extrêmement importantes dans plusieurs domaines... Tout cela demande maintenant beaucoup de travail et beaucoup de travail rapide

Angela Merkel, Chancelière allemande:

La zone euro a «fait ce qu'il fallait faire pour l'euro», ce qui était moin d'être évident il y a encore quelques jours.

Christine Lagarde, directrice générale du FMI:

Elle a salué des «progrès substantiels» réalisés lors du sommet européen à Bruxelles, félicitant les dirigeants de la zone euro pour avoir mis sur pied  «un programme qui va répondre à la crise dans la région». «Dès à présent, j'ai l'intention de recommander au conseil d'administration du FMI le versement de la prochaine tranche de prêt» à la Grèce, a-t-elle déclaré dans un communiqué.

La démultiplication de la capacité du Fonds européen de stabilité  financière (FESF) «peut renforcer les défenses de l'Europe contre la contagion» de la crise à d'autres pays, a dit l'ex-ministre des Finances française.

 

François Baroin, ministre de l'Economie français:

«L'accord de cette nuit est une réponse ambitieuse, globale et crédible» à la crise des dettes souveraines, a déclaré le ministre de l'Economie sur RTL.

«Oui, bien sûr», a-t-il ajouté lorsqu'on lui demandait si l'accord avait permis de sauver la monnaie unique européenne.

Les banques françaises, dont les besoins sont estimés à 8,8 milliards d'euros, se recapitaliseront «sur leurs propres résultats», a dit François Baroin.

«Et nous serons très attentifs à un point, c'est que la réduction du bilan pour monter leur niveau de protection de fonds propres se fera d'abord et avant tout au détriment de la distribution des dividendes et des bonus», a-t-il ajouté.

Le ministre a laissé entendre que les banques n'auraient pas recours à des garanties publiques pour assurer leur financement.


François Baroin, ministre de l'Economie, des... par rtl-fr

 

Charles Dallara, directeur de l'Institut de la finance internationale:

«Au nom du secteur privé, l'IIF est d'accord pour travailler avec la Grèce, les autorités de la zone euro et le FMI pour développer un accord volontaire et concret sur la base ferme d'une réduction de 50% de la dette nationale grecque», a déclaré dans un communiqué Charles Dallara, directeur de l'Institut.

Laurence Parisot, présidente du Medef:

«L'Europe a franchi un pas de géant cette nuit. Elle a affiché une solidarité une force remarquable, incontestable», s'est-elle félicitée ce matin sur les ondes de RTL.


Laurence Parisot, présidente du Medef... par rtl-fr

 

Jean-François Copé, Secrétaire général de l'UMP:

Il «salue un accord crucial, à la hauteur de la crise de la zone euro. Cette nuit, la zone euro a fait un pas décisif vers le sauvetage de la Grèce, de la zone euro et de notre système financier. L’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en tête, ont su faire tous les efforts nécessaires pour apporter une réponse exhaustive, crédible et structurelle aux inquiétudes soulevées en Europe. Aujourd’hui, la zone euro ressort grandie, avec des perspectives d’avenir claires, et les Européens sont rassurés. L’accord trouvé est à la hauteur des attentes des citoyens et des défis futurs de la zone euro.»

 Jiang Yu, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères:

 La Chine a salué jeudi le plan anticrise annoncé par l'UE à Bruxelles, qui devrait «soutenir la confiance des marchés» et insuffler une «nouvelle vitalité» à l'intégration européenne, a déclaré un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. «La Chine salue le consensus européen sur la crise de la dette au sommet européen. Nous pensons qu'il aidera à soutenir la confiance des marchés en promouvant un développement économique durable de l'UE et de la zone euro et en insufflant une nouvelle vitalité à l'intégration européenne.»

Robert Zoellick, président de la Banque mondiale:

L’accord  constitue «une étape importante», qui permettra de «gagner du temps».

Georges Papandréou, Premier ministre grec:

Une «nouvelle ère» s'est ouverte pour la Grèce, s'est-il félicité à l'issue du sommet européen de Bruxelles.

 

Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout la République:

«L'accord obtenu au forceps entre les dirigeants européens à Bruxelles constitue un véritable tremblement de terre démocratique. En effet, tels des Docteurs Folamour de série B, les chefs d'Etat des 17 pays membres de la zone euro semblent désormais prêts à tout pour sauver un système et une monnaie unique qui ne fonctionnent pas, plutôt que de se poser la question de changer ou de faire évoluer le système. Totalement soumis à la finance, les 17 poursuivent le racket des peuples d'Europe puisqu'ils décident de recapitaliser les banques qui ont échoué sans en prendre le contrôle, sans se débarrasser de leurs dirigeants et sans exiger le remboursement des milliards de bonus et dividendes distribués grâce à l'argent public des européens. C'est un bras d'honneur terrible aux citoyens européens qu'on plonge dans le même temps dans une austérité sans précédent, aux PME, aux artisans, aux chercheurs à tous ceux qui font tourner l'économie réelle sans aide publique et sans avoir le droit à l'erreur. »

Philipp Rösler, ministre allemand de l'Economie:

L'accord conclu entre les dirigeants européens sur la crise de la zone euro et l'aide à la Grèce fournit une base importante au processus de stabilisation de la monnaie unique.

«Les décisions que nous prenons actuellement représentent de bonnes nouvelles pour l'Allemagne et de bonnes nouvelles pour l'Europe», a déclaré à la presse le ministre, également chef de file des libéraux-démocrates du FDP, alliés à la CDU de la chancelière Angela Merkel.

Alain Juppé, ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et européennes, et Jean Léonetti, ministre chargé des Affaires européennes:

«Il s’agit d’un accord complet qui stabilise la situation économique et financière européenne et permet de dessiner l’avenir d’une zone euro plus intégrée et plus forte. La nuit du 27 octobre 2011 restera un moment fort de l’histoire européenne. Les Etats membres de la zone euro ont aujourd’hui fait le choix déterminé de mettre leurs efforts en commun pour construire une Europe résolument tournée vers l’unité et la croissance.»