«L'économie réelle commence à être atteinte par la crise» estime Laurence Parisot

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Les responsables des organisations patronales et des grandes entreprises des pays du G20, regroupés en B20 (B comme Business), ont plaidé pour une "coopération économique internationale renforcée" de leurs chefs d'Etat et de gouvernement, mercredi lors d'une rencontre avec Nicolas Sarkozy à la veille du sommet de Cannes.
Les responsables des organisations patronales et des grandes entreprises des pays du G20, regroupés en B20 (B comme Business), ont plaidé pour une "coopération économique internationale renforcée" de leurs chefs d'Etat et de gouvernement, mercredi lors d'une rencontre avec Nicolas Sarkozy à la veille du sommet de Cannes. — Eric Piermont afp.com

L'économie réelle «commence à être atteinte» par les conséquences de la crise financière, a estimé jeudi la présidente de l'organisation patronale Medef, Laurence Parisot, qui s'est prononcée en faveur d'une hausse de la TVA et d'une baisse des charges.

«Il est vrai que l'économie réelle commence à être atteinte par cette crise» financière, a déclaré Mme Parisot sur RTL en se disant par ailleurs soulagée de l'accord trouvé par les dirigeants européens la nuit dernière à Bruxelles sur la dette en zone euro, évoquant «un pas de géant».

Mais, a-t-elle poursuivi, «il faut se poser la question: comment dans cette difficulté nous renforçons la compétitivité de nos entreprises, comment nous la dynamisons?»

Le Medef préconise de «faire simultanément une augmentation de la TVA avec en même temps (...) une baisse des charges payées par salariés pour ainsi maintenir leur pouvoir d'achat, et une baisse des charges payées par les employeurs pour ainsi baisser le coût du travail», a-t-elle indiqué.

Ce mécanisme est destiné à «dynamiser la compétitivité», pas à réduire le déficit, a-t-elle expliqué. «C'est pour donner de l'air à la fois au pouvoir d'achat» et simultanément réduire les coûts de production, ce qui permettrait de lutter contre les risques de délocalisation et donnerait des marges de manoeuvre supplémentaires aux entreprises, a-t-elle assuré.

La piste d'une augmentation de la TVA pour permettre à la France de tenir ses objectifs de réduction des déficits face au ralentissement économique a été évoquée par des parlementaires de la majorité, mais le ministre de l'Economie, François Baroin, a affirmé que le débat n'était pas encore «tranché».

A propos du sommet de Bruxelles, elle a estimé que «l'Europe a franchi un pas de géant cette nuit». «Elle a affiché une solidarité une force remarquable, incontestable», s'est-elle félicité.