Nicolas Sarkozy en prof d'économie à la télévision

CRISE Le chef de l' Etat s'expliquera sur la crise jeudi soir sur TF1 et France 2...

Alexandre Sulzer

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Nicolas Sarkozy, le 2 septembre 2011, lors d'une table ronde à Sainte-Marguerite, dans l'est de la France.
Nicolas Sarkozy, le 2 septembre 2011, lors d'une table ronde à Sainte-Marguerite, dans l'est de la France. — P. HERTZOG / AFP

A peine élu candidat du Parti socialiste le 16 octobre, François Hollande avait ironisé: «J'ai (...) plaisir à entendre [Nicolas Sarkozy] tant il me paraît avoir disparu de la circulation. Un moment, je trouvais qu'il était trop souvent là et maintenant, je finis par penser qu'il ne l'est pas assez.» L'analyse semble partagée par l'Elysée, dont le locataire ne s'était pas exprimé à la télévision depuis février. Une éternité d'abstinence cathodique que le PS a su mettre à profit lors de ses primaires.

Nicolas Sarkozy s'exprimera donc ce jeudi soir à la fois sur TF1 et France 2. Histoire de s'assurer une audience confortable. Le chef de l'Etat, interviewé par Jean-Pierre Pernaut et Yves Calvi, reviendra pendant une heure sur la crise au lendemain d'une journée de négociations cruciales à Bruxelles.

Une heure d'explications sur la crise

Nicolas Sarkozy devra faire preuve de pédagogie sur des dossiers aussi complexes que la dette grecque, la recapitalisation des banques, l'avenir de l'euro. Il devrait aussi annoncer des mesures de réforme structurelle –peut-être l'augmentation de la TVA– pour rassurer les marchés.

L'occasion de se poser en président de la République responsable sur fond de sang et de larmes financières. A contre-pied du «rêve français» à «réenchanter» de François Hollande. «Nous, on va montrer qu'on n'est pas à Disneyland», glisse un cadre de l'UMP.

Jean-François Copé, le secrétaire général du parti, qui a dirigé cette semaine la première réunion du comité de synthèse pour le projet de 2012, a donné le ton: «Le rêve type 1981, ça ne marche pas. Notre fil conducteur, c'est de préparer et protéger l'avenir de nos enfants.» Nicolas Sarkozy, qui devrait s'attribuer le mérite d'un éventuel accord européen, ne dira pas mieux.