Sommet de la zone Euro: Vers un accord entre les dirigeants et les banques sur la Grèce?

ECONOMIE Des progrès ont été réalisés vers une décote de 50% de la dette grecque...

Avec Reuters

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Les Etats de l'Union monétaire sont donc tombés d'accord mercredi soir pour "démultiplier" la puissance de feu du dispositif. Pour cela ils ont opté pour un mécanisme permettant de mobiliser davantage de fonds, sans que les Etats ne dépensent plus. Il s'agit d'un "effet de levier".
Les Etats de l'Union monétaire sont donc tombés d'accord mercredi soir pour "démultiplier" la puissance de feu du dispositif. Pour cela ils ont opté pour un mécanisme permettant de mobiliser davantage de fonds, sans que les Etats ne dépensent plus. Il s'agit d'un "effet de levier". — Eric Feferberg afp.com

Dernière info (3h45): Les dirigeants de la zone euro sont en train de finaliser un accord avec les banques sur une décote de 50% sur les titres de dette grecque, a indiqué dans la nuit de mercredi à jeudi une source européenne au fait des négociations.

La casse-tête a continué jusqu'au bout de la nuit. Plus de huit heures après l'ouverture d'un nouveau double sommet décisif à Bruxelles, les discussions entre dirigeants de la zone euro et banquiers achoppaient toujours sur la participation de ces derniers à un nouveau plan d'aide à la Grèce. Des progrès ont cependant été enregistrés sur la recapitalisation des banques et le fonds de soutien à l'euro.

Les discussions étaient particulièrement tendues sur la décote à appliquer aux titres de dette souveraine grecque détenus par les banques européennes, ont indiqué plusieurs sources suivant les discussions. Le sommet européen a même été interrompu à plusieurs reprises pour négocier en parallèle avec les représentants bancaires, présents dans le bâtiment du Conseil européen.

Vers une décote de 50%?

Aux alentours de minuit, une réunion a eu lieu dans le bureau d'Herman Van Rompuy, le président du Conseil, avec le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde et le directeur général de l'Institut de la finance internationale, Charles Dallara, qui représente les banques.

Ce dernier aurait fait une contre-offre à la proposition des dirigeants désireux d'appliquer une décote de 50%, qui revient à effacer quelque 100 milliards d'euros de la dette détenue par ces investisseurs.

Cet effort des banques, une fois complété par l'engagement d'au moins 146 milliards d'euros des pays de la zone euro, devrait permettre de ramener la dette grecque de plus de 160% aujourd'hui à 120% du PIB en 2020, un niveau jugé supportable.

Plus tôt dans la journée, lors d'un discours au Bundestag, la chancelière Angela Merkel a déclaré que ce chiffre de 120% devait être l'objectif des Européens. «Je travaillerai jusqu'à trouver une solution viable», a-t-elle dit aux parlementaires allemands avant qu'ils ne se prononcent sur un plan visant à renforcer le FESF. «Nous devrons sans doute accompagner la Grèce pour une période assez longue.»

8,8 milliards d'euros nécessaires pour les banques françaises

Dans la nuit, la Banque de France a également divulgué les besoins de recapitalisation pour les établissements français, exposés à la crise grecque:

  • 3,4 milliards d'euros pour BPCE (Banque Populaire/Caisse d'Epargne
  • 3,3 milliards pour la Société Général
  • 2,1 milliards pour BNP Paribas
  • Rien pour le Crédit agricole