La hausse du prix du vin devrait rester limitée

ECONOMIE La production est en hausse de 11% cette année...

M.B.

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FRANCE, Pauillac Une bouteille de "Le Petit  Mouton de Mouton Rothschild", à Pauillac, le 1er avril 2011.
FRANCE, Pauillac Une bouteille de "Le Petit Mouton de Mouton Rothschild", à Pauillac, le 1er avril 2011. — AFP PHOTO JEAN PIERRE MULLER

Les viticulteurs ont retrouvé le sourire. Et c’est Denis Verdier, le président de la confédération des coopératives vinicoles de France (CCFV) qui le dit. Après trois années de vache maigre qui les ont laissés dans une situation de trésorerie épouvantable, la récolte 2011 leur a donné du baume au cœur. «La climatologie a été bénie. Il a plu où il fallait et quand il fallait», a résumé Monsieur Verdier à l’occasion d’un point de presse sur les vendanges 2011.

Au final, plus de 50 millions d’hectolitres auront été récoltés, soit une hausse de 11% par rapport à l’an dernier. Elle est même encore plus forte en Alsace (+35%), en Champagne (+21%) et en Languedoc-Roussillon (21%).

La France, premier producteur européen

La France, le plus gros pays producteur au sein de l’Union Européenne, s’en sort d’ailleurs mieux que ses voisins. La production espagnole est en chute de 12% et de 18% en Italie. Sur l’ensemble de l’Europe, elle a reculé de 7%.

Cette bonne performance hexagonale va ainsi permettre de compenser en partie le repli dans les autres pays. Environ un tiers de notre production est exportée.

Les marges de la grande distribution en question

Alors que le pouvoir d’achat des ménages est en berne, Denis Verdier ne souhaite pas que les consommateurs pâtissent d’une augmentation exagérée des prix. Ces dernières années, les vignerons ont vendu leur production moins chère. Une baisse qui ne s’est pas répercutée pour les consommateurs. Le patron du CCFV en a donc profité pour fustiger les marges de la grande distribution. Celle-ci commercialise aujourd’hui 80% du vin consommé en France.

La CCFV représente 750 coopératives, soit près de 50% de la production française, l'autre moitié est assurée par des vignerons indépendants.