L'Assemblée a commencé mardi à débattre du budget de la Sécurité sociale avec un déficit certes réduit de 40% par rapport à 2010 mais dans un climat de totale incertitude économique.
L'Assemblée a commencé mardi à débattre du budget de la Sécurité sociale avec un déficit certes réduit de 40% par rapport à 2010 mais dans un climat de totale incertitude économique. — Jacques Demarthon afp.com

ECONOMIE

Vers une hausse de la TVA?

C'est une mesure envisagée par une partie de la majorité pour renflouer les caisses de l'Etat...

Finances publiques exsangues, prévisions de croissance en berne, le gouvernement n’aura pas d’autre choix que de présenter une nouvelle cure d’austérité aux Français pour que le déficit public atteigne les 4,5% du PIB en 2012. Il anticipait une croissance économique de 1,75% pour l’an prochain, mais le consensus des économistes n’est plus que de 0,8%. L’exécutif doit donc trouver de nouvelles ressources.

Pour l’instant, il refuse de céder à la panique et de modifier ses anticipations. «Les prévisions de croissance sont liées aux résultats du sommet européen», justifie Christian Jacob, le président du groupe UMP. Pourtant, en coulisses, plusieurs observateurs estiment qu’il faudra annoncer une croissance de 1% en 2012.

A la recherche de neuf milliards d’euros

Pour boucler son budget, le gouvernement devra donc trouver neuf milliards d’euros supplémentaires, calculeLe Monde ce mercredi. Et dans la majorité, certains envisagent déjà d’actionner le levier de la TVA.

«On ne peut continuer à aller sur des mesures de rabotage. On va entrer dans le dur. Il nous faudra faire, de toute façon, un effort de rigueur. Massivement, en termes de rendement, c'est la TVA qui rapporte le plus», souligne Catherine Vautrin, députée UMP de la Marne, citée par le quotidien.

« Sur la TVA, il y a une marge de manœuvre. On peut créer un taux intermédiaire de TVA, entre les 5,5 % et 19,6 %. On pourrait y mettre par exemple, les produits alimentaires transformés», abonde Louis Giscard d’Estaing, vice-président de la commission des finances de l'Assemblée.

Seul hic, la mise en place d’une telle mesure reviendrait à faire sauter le dernier dogme du président de la République qui a toujours dit qu’il ne serait pas «celui qui augmentera les impôts», rappelle Le Monde.