ArcelorMittal: des milliers de manifestants contre la fermeture d'usines belges

© 2011 AFP

— 

Des milliers de personnes --10.000 selon les syndicats, "beaucoup moins" selon la police-- ont manifesté mercredi matin pour s'opposer à la fermeture de deux hauts-fourneaux d'ArcelorMittal dans le bassin sidérurgique de Liège, dans le sud-est de la Belgique.
Des milliers de personnes --10.000 selon les syndicats, "beaucoup moins" selon la police-- ont manifesté mercredi matin pour s'opposer à la fermeture de deux hauts-fourneaux d'ArcelorMittal dans le bassin sidérurgique de Liège, dans le sud-est de la Belgique. — Michel Krakowski afp.com

Des milliers de personnes --10.000 selon les syndicats, "beaucoup moins" selon la police-- ont manifesté mercredi matin pour s'opposer à la fermeture de deux hauts-fourneaux d'ArcelorMittal dans le bassin sidérurgique de Liège, dans le sud-est de la Belgique.

Les manifestants, vêtus des chasubles vertes et rouges aux couleurs des syndicats, ont convergé dans le calme vers le centre de Seraing, dans la banlieue de Liège, a indiqué la police.

Des représentants des sites allemands et français d'ArcelorMittal ont rejoint dans le cortège des postiers et des fonctionnaires de la région venus soutenir les travailleurs menacés, selon le quotidien La Meuse.

La manifestation a rassemblé quelque 10.000 personnes, a assuré Francis Gomez, responsable des métallos liégeois du syndicat socialiste FGTB cité par l'agence Belga. Interrogée par l'AFP, une porte-parole de la police locale a toutefois estimé que les manifestants étaient "beaucoup moins nombreux".

"Nous sommes tous des enfants de Cockerill", a déclaré le bourgmestre (maire) socialiste de Seraing, Alain Mathot, en faisant référence à l'industriel anglais fondateur à Seraing des premières usines sidérurgiques d'Europe continentale au début du XIXe siècle. Les usines, toujours appelées "Cockerill" en région liégeoise, ont été rachetées en 2006 par ArcelorMittal.

Le numéro un mondial de l'acier a annoncé le 14 octobre la fermeture de la "phase à chaud", à savoir les deux hauts-fourneaux ainsi que l'aciérie et les coulées continues de Chertal, dans l'agglomération liégeoise, jugés trop peu compétitifs.

Cette décision entraînera la suppression de 581 postes sur le site. En ajoutant les emplois indirects, les pouvoirs publics craignent la perte de 1.500 à 2.000 postes de travail dans une région où le chômage est déjà élevé.