Les banques italiennes répondront au "défi" des recapitalisations, assure Draghi

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Le gouverneur de la Banque d'Italie et futur président de la BCE, Mario Draghi, a assuré mercredi que les banques italiennes seraient en mesure de répondre si besoin au "nouveau défi" des recapitalisations.
Le gouverneur de la Banque d'Italie et futur président de la BCE, Mario Draghi, a assuré mercredi que les banques italiennes seraient en mesure de répondre si besoin au "nouveau défi" des recapitalisations. — Eric Piermont afp.com

Le gouverneur de la Banque d'Italie et futur président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a assuré mercredi que les banques italiennes seraient en mesure de répondre si besoin au "nouveau défi" des recapitalisations pour faire face à la crise.

M. Draghi, qui a confié que la situation était "confuse et dramatique" en Italie et à l'échelle mondiale, a par ailleurs rappelé que la BCE restait "déterminée" à mettre en oeuvre ses "mesures non conventionnelles" contre la crise tout en précisant qu'elles étaient "temporaires" et qu'il revenait aux Etats de la zone euro d'apporter une "réponse résolutive et durable".

Alors que les pays européens veulent recapitaliser le secteur bancaire pour éviter une contagion de la crise, M. Draghi a affirmé, lors de sa dernière intervention publique à Rome comme gouverneur de la Banque d'Italie, que "les banques italiennes sont en mesure de répondre à ce nouveau défi".

La plupart d'entre elles ont déjà procédé à des augmentations de capital depuis le début de l'année, sous pression de la Banque d'Italie qui est "confiante" qu'elles le feront de nouveau si cela est nécessaire, a ajouté M. Draghi.

Evoquant la crise de la zone euro, le banquier central, qui succédera le 1er novembre à Jean-Claude Trichet à Francfort, a souligné que la BCE était "déterminée avec ses mesures non conventionnelles", qui permettent notamment d'apporter des liquidités aux banques, "à éviter que les dysfonctionnements sur les marchés monétaires et financiers n'empêchent la transmission monétaire".

Mais ces mesures sont "par nature temporaires" et ne sont "pas en mesure de résoudre seules les causes" de la crise, a-t-il souligné.

M. Draghi a donc appelé les Etats européens réunis mercredi à Bruxelles, comme le fait régulièrement la BCE, à une "mise en oeuvre immédiate des instruments de soutien financier de gestion de la crise" et a insisté sur le fait qu'ils ne seraient qu'un "palliatif" en cas d'absence de "réponse résolutive et durable" des Etats membres pour renforcer la croissance et assainir leurs finances publiques.

Au sujet des banques italiennes, M. Draghi a noté que leur situation de liquidité à court terme était pénalisée par les "tensions" sur le marché interbancaire mais qu'elle restait tout de même "équilibrée".

Intervenant juste avant M. Draghi, le président de l'association des banques italiennes, Giuseppe Mussari, a mis en avant de son côté la solidité des banques et de l'Italie qui n'est pas, selon lui, le "maillon faible" de la zone euro.

M. Draghi a par ailleurs appelé une nouvelle fois le gouvernement italien à adopter rapidement des réformes structurelles alors que les "incertitudes et les retards" sont l'une des raisons principales de la méfiance des marchés.

La lettre contenant des promesses de réformes que Silvio Berlusconi, mis au pied du mur par ses partenaires européens, doit présenter mercredi à Bruxelles est un "pas important" mais il s'agit désormais de les adopter "avec rapidité", a-t-il insisté.