La chancelière allemande Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont donné une conférence de presse à Bruxelles, le 23 octobre 2011.
La chancelière allemande Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont donné une conférence de presse à Bruxelles, le 23 octobre 2011. — AFP PHOTO/ ERIC FEFERBERG

CRISE DE LA DETTE

Sommet de la zone euro: Les travaux avancent mais aucune décision ne sera prise dimanche

La question de l'Italie a été abordée...

Aucune décision ne sera annoncée à l'issue du sommet de la zone euro qui a lieu ce dimanche en fin d'après-midi à Bruxelles, même si les travaux avancent bien, ont déclaré Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.

Le président français et la chancelière allemande, qui s'exprimaient lors d'une conférence de presse commune à l'issue d'un premier sommet à Vingt-Sept, dimanche matin et midi, ont dit que des travaux «techniques» devaient encore être achevés d'ici à de nouveaux sommets de l'UE et de la zone euro mercredi.

«Les travaux avancent bien sur les banques, sur le fonds et les possibilités d'utilisation de ce fonds, les hypothèses se resserrent et un assez large accord est en train de se dessiner. Sur la question de la Grèce les choses progressent.»

Le FESF en suspens

La transformation du Fonds européen de stabilité financière (FESF) en banque, sur laquelle insistait la France, ne fait plus partie des options étudiées par les ministres des Finances de la monnaie unique, a par ailleurs indiqué Angela Merkel.

Sans se prononcer sur cette question, Nicolas Sarkozy a dit que la France était tout aussi attachée que l'Allemagne à l'indépendance de l'institution de Francfort, qui est elle-même hostile à la possibilité d'octroyer une licence bancaire et des financements illimités au FESF.

«Aucune solution n'est viable si elle n'a pas le soutien de toutes les institutions européennes», a déclaré Nicolas Sarkozy.

Pressions sur Berlusconi

Les deux dirigeants ont aussi indiqué avoir insisté auprès du président du Conseil italien Silvio Berlusconi, avec qui ils se sont réunis en prélude au sommet, pour que ce dernier mette en oeuvre avec décision un programme de croissance et de réduction de la dette transalpine.

«J'espère que les décisions nécessaires seront prises (...) L'Italie est une grande force économique mais l'Italie a une dette publique très élevée qu'il faudra réduire de façon crédible dans les années à venir», a dit Angela Merkel.

Nicolas Sarkozy a surenchéri en disant que Paris et Berlin faisaient «confiance au sens des responsabilités de l'ensemble des autorités italiennes politiques, financières et économiques», a dit Nicolas Sarkozy.