Grèce: La vie reprend son cours à Athènes toujours perturbée par des grèves

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Après deux jours de grève générale en Grèce et de manifestations émaillées de violents incidents qui se sont soldés par la mort d'un syndicaliste communiste, la vie reprenait son cours vendredi dans la capitale qui restait perturbée par des mouvements catégoriels de grève.

Après le vote jeudi soir au parlement d'une loi très contestée qui impose une nouvelle cure d'austérité aux Grecs, le centre de la capitale, dévasté par deux jours d'impressionnantes manifestations au cours desquelles de jeunes fauteurs de trouble ont systématiquement saccagé trottoirs, piliers en marbre, façades de banques et cabines de téléphone, a été nettoyé pendant la nuit et la circulation a repris quasi normalement.

Les taxis jaunes, qui ont pris part au mouvement et refusent la libéralisation de leur secteur imposée par les créanciers du pays comme les lois d'austérité, étaient de retour place Syntagma, en face du parlement, où les stigmates des destructions étaient toutefois encore visibles.

Des commerçants nettoyaient le pas de leur boutique, redressaient des bacs de plantes renversés et tentaient d'effacer les slogans appelant à la révolution, écrits à la bombe.

La présence dans l'air des gaz lacrymogènes lancés par les forces de l'ordre continuait de se faire sentir, mais sans commune mesure avec la veille au soir où il était impossible de traverser la place sans être fortement incommodé.

Un agent réglait la circulation sur la place Syntagma, où la plupart des feux tricolores ont été détruits tandis qu'un employé municipal, stylo en main, recensait les dégâts ayant affecté les feux et la voirie.

Les marches en marbre de l'hôtel Grande-Bretagne, au coin de la place, qui ont été pilonnées et détérioriées par des manifestants comme quasiment à chaque manifestation -le marbre servant de projectile- n'étaient pas encore réparées.

Au Pirée, les marins poursuivaient leur grève, paralysant les liaisons avec les îles, tandis que les éboueurs achevaient leur troisième semaine de grève dans la capitale.

Dans le centre de la ville et certains quartiers de la périphérie toutefois les tas d'ordures amoncellées, dont certains avaient été incendiés par les chauffeurs de taxi en colère, avaient été enlevés des trottoirs, certains éboueurs semblant avoir repris le travail.