Les Bourses européennes dans le vert, rassurées par l'emploi aux Etats-Unis

© 2011 AFP

— 

Les Bourses européennes ont terminé dans le vert vendredi après-midi, rassurées par l'annonce d'une accélération des créations d'emplois aux Etats-Unis et la mobilisation des responsables européens en faveur des banques.

L'économie américaine a créé plus d'emplois qu'elle n'en a détruit pour le onzième mois d'affilée, et le solde net des embauches s'est établi à 103.000 postes en septembre, soit 81% de plus qu'en août, selon le rapport mensuel sur l'emploi du département du Travail.

Ce chiffre est nettement meilleur que prévu par les analystes, qui s'attendaient à 60.000 créations de postes en septembre.

"Ce sont de bons chiffres qui montrent bien que l'économie américaine n'est pas en train de ralentir trop violemment", a commenté Yves Marçais, opérateur chez Global Equities.

A la clôture, Paris progressait de 0,66%, Londres de 0,23%, Francfort de 0,54%, Milan de 1,29% et Madrid de 1,08%.

Au même moment, vers 16h00 GMT, Wall Street était contrasté : le Dow Jones prenait 0,38%, mais le Nasdaq perdait 0,68%.

Jeudi, les Bourses avaient été dopées par l'annonce de mesures exceptionnelles de la Banque centrale européenne (BCE) pour assurer le financement du système bancaire de la zone euro.

Les dirigeants européens intensifient leur mobilisation pour éviter un effondrement du système bancaire européen fragilisé par la crise de la dette.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy se rencontrent dimanche à Berlin pour discuter notamment d'une éventuelle recapitalisation des banques européennes si besoin est.

La crise en Europe figurera aussi au centre d'un entretien programmé pour samedi à Paris entre Nicolas Sarkozy et la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde.

La Commission européenne a indiqué vendredi vouloir présenter "dans les prochains jours" une proposition en vue d'une action coordonnée de recapitalisation des banques dans l'UE afin de faire face au risque de contagion de la crise de la dette.