La France souhaite une «solution rapide et efficace» pour la banque franco-belge Dexia, selon Baroin

RÉACTIONS es annonces et décisions des dirigeants européens sont à lire par ici...

T.S avec Reuters

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 François Baroin, le ministre de l'Economie
 François Baroin, le ministre de l'Economie — A. WONG / AP / SIPA

La banque Dexia, en déroute, a mobilisé les dirigeants et financiers européens depuis lundi. Après un conseil d’administration d’urgence lundi, et une réunion des ministres des finances de l'Union européenne à Luxembourg, ils sont nombreux à s’être exprimés.

François Baroin, ministre des Finances français:
La France souhaite une «solution rapide et efficace» pour la banque franco-belge Dexia , a déclaré mardi François Baroin,. Le ministre n'a pas souhaité répondre directement à une question sur une injection directe de capital des Etats dans le capital de Dexia.La France et la Belgique se sont engagées ce mardi à prendre toutes les mesures nécessaires pour sauver Dexia dont le cours de Bourse s'effondre sur fond de spéculations de démantèlement. «On garantit le financement. Pour les modalités, il y a des instances, laissons le temps à ces instances délibératives de s'organiser (...) Tout ce que nous disons, c'est que les Etats répondront présents comme en 2008», a dit François Baroin à des journalistes.

 Didier Reynders, ministre belge des Finances:
«Nous avons vu qu'une action était possible de la part des gouvernements, la France et la Belgique, mais d'abord nous devons prendre connaissance des propositions venant de la banque, et si besoin nous agirons», a-t-il dit en marge d'une réunion des ministres des Finances de l'Union européenne à Luxembourg. «Il y a une garantie pour les épargnants à hauteur de 100.000 euros», a-t-il ajouté, s’exprimant à l’intention des épargnants belges et luxembourgeois concernés.

Philippe Marini (UMP), le rapporteur général de la commission des Finances du Sénat:
La constitution d'un pôle bancaire dédié au financement des collectivités locales et impliquant, autour de Dexia , la Caisse des dépôts et la Banque postale est très probable mais toujours en cours de discussion.   « A ma connaissance cette négociation évolue bien (.) et devrait conduire à constituer un pôle de crédit aux collectivités territoriales sous l'égide de la Caisse des dépôts et de la Banque postale », a-t-il déclaré à Reuters. « C'est toujours en cours de discussions mais l'issue parait très probable. » « L'Etat ne prévoit pas d'injecter de l'argent (dans cette) opération », a-t-il ajouté. 

Luc Frieden, ministre des Finances du Luxembourg:

Le ministre déclaré que son pays jouerait un rôle actif dans la restructuration de la banque, dont le titre s'effondre sur des rumeurs de démantèlement.« Toutes les options sont ouvertes en cas de restructuration », a-t-il assuré, avant de rappeler qu'il ne prévoit pas de décision dans la journée: « nous ne sommes pas en situation de panique »

Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale française:

«L'indécision politique qui prévaut pour traiter la crise des dettes souveraines a eu pour conséquences, notamment, une crise du refinancement des banques. Dexia est la première victime de cette crise et elle doit en rester la seule», a-t-il mis en garde. «Il faut donc une réaction des Etats et de la Banque centrale européenne à la mesure du risque systémique que fait potentiellement courir la crise que connaît Dexia.»La France et la Belgique ont volé mardi au secours de Dexia, assurant que les deux pays prendraient toutes les mesures nécessaires pour garantir son financement alors que son cours de Bourse s'est effondré et que plane le spectre d'un démantèlement. Il a ajouté que les actionnaires de la banque franco-belge devaient être impliqués dans le règlement de cette crise, et il a souligné que le financement des collectivités locales françaises, assuré en général par Dexia, était actuellement compromis.   «Il n'est pas envisageable que les banques françaises soient lâchées car tout le monde se souvient des conséquences du lâchage de Lehman Brothers. Dès lors que le risque systémique existe, lâcher une banque est inenvisageable», a-t-il poursuivi.