Le chef de la diplomatie britannique s'en prend à l'euro

Avec Reuters

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L'Allemagne va payer pendant une génération pour ses partenaires les plus faibles de la zone euro, prédit William Hague, chef de la diplomatie britannique, dans un entretien publié mercredi par l'hebdomadaire Spectator.

«J'ai décrit l'euro comme une maison en feu sans issues de secours et cela a été le cas pour certains des Etats membres», dit-il, évoquant un discours de 1997 dans lequel il promettait une hausse des taux d'intérêt et du chômage en Grande-Bretagne en cas d'adoption de la monnaie unique.

L'euro, poursuit-il, «sera décrit pendant des siècles comme un monument historique en hommage à la folie collective. Mais il est là et il faut faire avec.» La situation actuelle «signifie clairement que les Grecs, les Italiens ou les Portugais vont devoir accepter de très grands bouleversements dans leurs pays, bien plus grands que s'ils ne faisaient pas partie de l'euro».

«Les Allemands vont devoir accepter de subventionner ces pays pendant un très long moment, pour le reste de leurs jours», ajoute le ministre, flattant l'euroscepticisme de ses troupes avant le congrès du Parti conservateur, qui s'ouvrira le 2 octobre.