La France prévoit de lever 179 milliards d'euros d'obligations sur les marchés en 2012

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La France prévoit d'émettre 179 milliards d'euros d'obligations à moyen et long termes sur les marchés en 2012, soit légèrement moins que les 184 milliards pour 2011, selon le projet de budget 2012 présenté mercredi.

Le besoin total de financement, qui correspond aux échéances de dette ainsi qu'au déficit pour 2012, atteint, lui, 182 milliards d'euros, également en baisse par rapport à 2011, où il s'établit à 190,9 milliards.

L'Agence France Trésor (AFT), qui emprunte sur les marchés pour le pays, indique dans un communiqué que le programme de financement pour 2012 sera détaillé en décembre.

La baisse du besoin de financement en 2012 s'explique par la réduction du déficit budgétaire, qui passe de 95,5 milliards en 2011 à 81,8 milliards en 2012.

Outre le déficit pour 2012, le besoin de financement couvre également 98,9 milliards d'euros liés à l'amortissement de la dette à moyen et long termes arrivant à échéance l'année prochaine.

Le solde de 1,3 milliard correspond à l'amortissement de dettes reprises par l'Etat.

Pour ce qui concerne l'année 2011, un porte-parole de l'AFT a indiqué à l'AFP que sur le programme de 184 milliards d'euros d'emprunts d'obligations, 167,9 milliards ont déjà été levés.

Depuis quelques semaines, la France bénéficie en outre de taux d'emprunt historiquement bas à 10 ans, sous les 3% et proches de leurs plus bas d'août 2010, du fait des turbulences boursières qui poussent les investisseurs à acheter des obligations de pays notés triple A.

De son côté, l'encours des emprunts de court terme en 2011, les Bons du Trésor à taux fixe et intérêts précomptés (BTF), sera réduit de 4,4 milliards d'euros fin 2011 après une baisse de 27 milliards l'an passé.

Le stock de BTF était de 214,1 milliards d'euros fin 2009, de 187,1 milliards fin 2010 et est prévu à 182,7 milliards fin 2011.

Cette révision pour 2011 à la baisse tient notamment aux rachats de certains titres arrivant à échéance en 2012 et à l'augmentation plus forte qu'attendue des dépôts des correspondants du Trésor (collectivités territoriales, établissements publics et entreprises qui disposent d’un compte au Trésor).