5 astuces pour que votre CV ne finisse pas à la poubelle

TRAVAIL En ces temps difficiles sur le marché du travail, mieux vaut mettre toutes les chances de son côté pour décrocher un entretien d'embauche...

M.B.

— 

Un curriculum vitae.
Un curriculum vitae. — JAUBERT/SIPA

Chercher un job, c’est une vraie course d’obstacles. Au moindre faux-pas, votre candidature peut-être écartée. Le cabinet Robert Half International France livre cinq conseils pour ne pas trébucher.

Bien lire l’offre d’emploi

C’est le b.a.-ba et pourtant bien des candidats ne font que survoler les annonces avant d’y répondre. Grave erreur. Souvent des instructions spécifiques sont précisées. Certains recruteurs demandent d'intégrer le numéro de l'annonce dans l'objet de l'e-mail tandis que d'autres préfèrent que les candidats évitent de les relancer par téléphone. «Dans ce cas, suivez simplement les instructions. Les candidats qui ne s'y conforment pas seront éliminés en premier», soutient Noëmie Cicurel, directrice du cabinet Robert Half International France.

Inclure des mots-clés

«Vous aurez davantage de chances de décrocher un entretien en utilisant des mots-clés dans votre candidature. Analysez les attributions du poste et utilisez les mêmes mots et expressions pour décrire vos compétences et votre expérience», explique Noëmie Cicurel. En effet, les entreprises utilisent de plus en plus des logiciels d’analyse des CV.

Si l'annonce d'un poste de comptable indique que les candidats doivent être experts-comptables et avoir une expérience dans le secteur non marchand, il est impératif d’intégrer les mots-clés «expert-comptable» et «secteur non marchand» dans le CV et la lettre de candidature. Encore faut-il que cela coïncide bien avec vos qualifications et expériences.

Candidater aux emplois qui vous correspondent

Pas facile parfois de dénicher un emploi qui s’accorde à son profil. Dans ce contexte, certains sont tentés d’envoyer des CV tous azimuts même s’ils sont sous ou surqualifiés espérant faire mouche sur un malentendu, pour paraphraser les bronzés.

Autant être «cash». Cette stratégie est vouée à l’échec. Non seulement vous risquez de perdre votre temps mais en plus vous diminuez vos chances de voir votre candidature prise en compte si plus tard un poste plus en phase avec vos aspirations venait à se libérer.

 «En revanche, vous pouvez envoyer une candidature spontanée à une société qui recrute d’autres fonctions que la vôtre ou qui tout simplement retient votre attention. Bien entendu, n’oubliez pas de vous faire référencer par les recruteurs professionnels spécialisés dans votre secteur d’activité», conseille Noëmie Cicurel.

Ne pas s’apitoyer

Vouloir gagner la compassion du recruteur en faisant état dans votre CV et votre lettre de motivation des difficultés que vous rencontrez dans votre poste actuel ne vous fera pas gagner des points. Tout le contraire. Il ne souhaite qu’une seule chose: embaucher une personne qualifiée. «Vous n'augmenterez pas vos chances de succès en mentionnant les obstacles que vous avez rencontrés», abonde Noëmie Cicurel.

Relancer le recruteur avec tact

Inutile de le brusquer en l’appelant deux jours après avoir envoyé votre candidature. «Pour inciter un recruteur à réexaminer votre CV, l'un des meilleurs moyens consiste à le recontacter. Attendez une semaine ou deux avant de le faire, afin que l'employeur ait le temps de trier et d'examiner les CV qui lui sont parvenus», conseille Noëmie Cicurel.

 Profitez en alors pour réaffirmer brièvement votre intérêt pour le poste et expliquer en quoi vos compétences lui seront utiles.

 Dans tous les cas, évitez les sollicitations répétées par téléphone ou courriel, au risque de passer à minima pour un candidat agaçant.

 «En revanche, sans nouvelle du recruteur depuis 2 à 3 semaines, n’hésitez pas à renvoyer votre CV. En effet, c’est souvent le laps de temps nécessaire à la rencontre des premiers candidats sélectionnés et à la reformulation de l’offre. Ces premiers rendez-vous poussent souvent les entreprises à faire évoluer leurs attentes et donc le profil recherché», conclut Noëmie Cicurel.