Près d’un tiers des salariés rentrent chez eux pour déjeuner. Et vous?

TRAVAIL Ils sont également 28% à apporter au bureau le repas qu'ils ont préparé à la maison...

M.B.

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 Une personne procède  au paiment de son déjeuner au sein du restaurant collectif du CNRS à  Lyon géré par "Ginov' Restauration", le 05 juin 2009.
 Une personne procède au paiment de son déjeuner au sein du restaurant collectif du CNRS à Lyon géré par "Ginov' Restauration", le 05 juin 2009. — AFP PHOTO / JEFF PACHOUD

Les salariés sont de plus en plus nombreux à concocter leur déjeuner chez eux et à l’emporter pour leur journée de travail. 28% exactement (35% de femmes et 23% d’hommes) selon les premiers résultats de l’enquête «Santé en entreprise» 2011, menée pour l’institution de prévoyance Malakoff-Médéric, contre 22% en 2009.

Rentrer chez soi pour manger reste le premier mode de restauration des actifs, même s’il est en déclin. Ils sont 29% à le faire contre 34% en 2009. La cantine a aussi moins le vent en poupe (19% contre 22% en 2009). Le sandwich a toujours la cote avec 14% d’aficionados (12% en 2009). Et pour cause. Le temps de la pause-déjeuner a sacrément fléchi en 20 ans. Il est passé de 1h38 à 22 minutes selon une étude de l’INPES. Quant au triptyque restaurant-brasserie-snack, il séduit 10% des salariés contre 9% il y a deux ans.

Problème d’équilibre alimentaire

Phénomène inquiétant, les actifs ont de plus en plus de mal à maîtriser leur équilibre alimentaire. «Le choix des modes de restauration (boulangeries, fast food, restaurants …) est souvent varié, mais ne permet pas forcément d’adopter au déjeuner une alimentation à la fois savoureuse, équilibrée et variée, dans des contraintes de temps et de budgets raisonnables», note Malakoff-Médéric.

Ainsi, la part des salariés qui présentent un risque nutrition fort (c’est-à-dire dont le niveau de risque a un impact sur l’engagement des salariés envers leur entreprise et leur présence au travail) a augmenté de 3 points en un an à 34%.

Le grignotage a la cote

Sans surprise, le grignotage entre les repas progresse lui aussi. 39% des salariés sont concernés soit une hausse de 2 points par rapport à l’an dernier. Idem pour la consommation de sodas (36% des employés, en hausse de 3 points).

Au final, si 31% des salariés déclarent ne pas faire attention à leur alimentation, 69% aimeraient «faire plus ou mieux pour bien maîtriser leur alimentation».