La politique de la BCE, un point d'ancrage de stabilité, selon Jean-Claude Trichet

Reuters

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La Banque centrale européenne (BCE) établit ses taux d'intérêt dans l'optique de préserver la stabilité au sein de la zone euro, déclare son président Jean-Claude Trichet dans une interview au quotidien italien Corriere della Sera.

Certains économistes tablent sur un abaissement de 50 points de base des taux directeurs de la BCE lors de sa réunion de la semaine prochaine, sur fond de recul des pressions inflationnistes et de crise de la dette.

«Nous considérons qu'être un très solide point d'ancrage de stabilité et de confiance dans la période turbulente que nous connaissons est une contribution fondamentale à la croissance et à la création d'emplois», a indiqué Jean-Claude Trichet, interrogé concernant un abaissement des taux.

Il a néanmoins ajouté que l'institution de Francfort n'a jamais eu d'idée préconçue sur les taux d'intérêt. Ces déclarations laissent entendre que la BCE semble n'être pas prête à revenir sur les deux relèvements de taux enregistrés cette année lors de sa prochaine réunion monétaire, prévue le 6 octobre, qui sera la dernière de Jean-Claude Trichet.

Risques d'inflation et de déflation

Selon une enquête Reuters publiée mardi, il est probable que la Banque centrale européenne (BCE) résistera la semaine prochaine aux appels en faveur d'une baisse de taux, mais le ralentissement économique de la zone euro devrait la pousser à le faire début 2012.

Par ailleurs, le patron de la BCE a qualifié les anticipations d'inflation de remarquablement bien ancrées, et permettant de lutter contre le risque de l'inflation comme celui de la déflation.

Il a également souligné que la banque centrale pourrait mettre fin à ses rachats d'obligations souveraines de la zone euro une fois que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) aura été autorisé à le faire.

Trichet a également abordé la question de relancer les appels d'offres à un an. «Nous refinançons actuellement toutes nos banques sur la base d'allocations illimitées à taux fixe à une semaine, un mois et trois mois d'échéances», a-t-il dit. «C'est la plus importante de toutes nos mesures non conventionnelles».