Peugeot pourrait réduire de 10% ses effectifs en France

ECONOMIE 10.000 postes sont menacés...

Reuters

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Philippe Varin, président du directoire de PSA, à Rennes en octobre 2010.
Philippe Varin, président du directoire de PSA, à Rennes en octobre 2010. — F.LEPAGE/SIPA

PSA Peugeot Citroën pourrait réduire de jusqu'à 10% ses effectifs en France en supprimant des postes d'intérimaires face au ralentissement attendu du marché automobile européen, écrivent vendrediLes Echos et La Tribune, citant des sources syndicales au lendemain d'une réunion entre la direction du groupe et ses syndicats.

Réduction des coûts

La semaine dernière, au salon de l'automobile de Francfort, le président du directoire du constructeur, Philippe Varin, avait annoncé une accélération des réductions de coûts pour faire face au contexte économique incertain en Europe et à la concurrence accrue sur le segment B des voitures de type C3.

Il avait alors évoqué un ajustement parmi les intérimaires et les sous-traitants. Selon la Tribune de vendredi, près de 10.000 postes en intérim, soit près de 10% des effectifs du groupe en France, seraient à terme menacés.

Interrogé sur ce chiffre, un porte-parole de PSA a répondu qu'il était «beaucoup trop tôt pour le dire», rappelant que les groupes de travail mis sur pied par Philippe Varin rendraient leurs travaux courant octobre.
PSA employait fin juin dans sa branche automobile 81.240 personnes, auxquelles il faut ajouter environ 10% d'intérimaires.

Impact sur les conditions de travail

«La volonté affichée de réduire le volume d'intérimaires n'est pas une bonne nouvelle pour l'emploi, notamment celui des jeunes», a déclaré la CFDT Métallurgie dans un communiqué. «Cette politique aura des conséquences directes sur les conditions de travail, surtout pour les catégories les plus fragilisées».

Eric Besson, ministre de l'Industrie, a estimé qu'il ne fallait pas se hâter pour tirer des conclusions sur d'éventuelles réductions d'effectifs à venir chez PSA.

«Il ne faut pas crier au loup s'il n'y a pas de loup», a-t-il dit sur Canal+.

«Qu'ils s'interrogent sur les conséquences de la crise actuelle sur leur devenir et qu'ils prennent des mesures pour rester compétitifs, rien de surprenant et de choquant», a-t-il ajouté.