l'italie menacée par la spirale de la dette grecque

gilles wallon

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L'agence doute que Berlusconi puisse répondre aux défis posés par la crise.
L'agence doute que Berlusconi puisse répondre aux défis posés par la crise. — M. ROSSI / REUTERS

Un avertissement pour l'Italie, une critique pour Berlusconi. En pleine crise de la zone euro, l'agence de notation Standard & Poor's a décidé de baisser, hier, la note qu'elle attribue à la dette souveraine italienne. Le coup est rude pour la troisième économie de la monnaie unique, endettée à hauteur de 1 900 milliards d'euros (120 % de son PIB), et qui va éprouver plus de difficultés pour emprunter de l'argent sur les marchés financiers.

« Coalition fragile »
Pour rassurer les investisseurs, le gouvernement italien avait fait adopter la semaine dernière un plan d'austérité de près de 60 milliards d'euros. Mais les mesures de rigueur, adoptées après des modifications et des tractations politiques sans fin, n'ont pas convaincu les marchés financiers. Standard & Poor's doute même du bien-fondé de ce plan, basé sur les hausses d'impôts alors que le niveau d'imposition est déjà élevé en Italie et que les perspectives de croissance sont moroses.
La baisse de la note de l'Italie doit également se lire comme une sanction politique à l'égard du Premier ministre italien, déjà empêtré dans les scandales de sa vie personnelle. Standard & Poor's critique ainsi « la fragilité de la coalition au pouvoir », et doute que le gouvernement puisse répondre « de manière décisive » aux défis posés par le climat économique actuel.
La crainte d'un effet domino de la dette grecque plane plus que jamais sur la zone euro.

la grèce promet

Dans une nouvelle tentative pour obtenir une tranche d'aide de 8 milliards d'euros de ses bailleurs de fonds internationaux, le gouvernement grec s'est engagé hier à réduire encore les effectifs du secteur public.