La zone franc demande au G20 d'accélérer sur la taxe sur les transactions

© 2011 AFP

— 

La taxe sur les transactions financières internationales doit être une «priorité» du G20 qui doit désormais passer à l'acte, ont estimé lundi les ministres français et africains de la zone franc réunis à Paris.

«Les ministres des Finances de la zone franc encouragent les pays du G20 à s'accorder sur des solutions ambitieuses pour répondre à la question essentielle du financement du développement», affirment-ils dans une «contribution» aux travaux du forum des principales puissances.

«Ils réitèrent à cet égard leur soutien à la mise en oeuvre rapide de mécanismes de financements innovants à l'échelle internationale afin de constituer des sources de financements pérennes, prévisibles et à la hauteur des enjeux», ajoutent-ils, estimant que «des décisions importantes doivent désormais être prises».

Selon eux, «une taxe sur les transactions financières internationales doit constituer une priorité» et les pays du G20 doivent «s'engager dès le sommet de Cannes», les 3 et 4 novembre dans le sud-est de la France, «sur le principe de la mise en oeuvre d'une telle taxe».

Par ailleurs, les ministres d'Afrique centrale et de l'Ouest «demandent aux pays du G20 de les appuyer» pour développer et entretenir des «infrastructures nationales et régionales de qualité, indispensables à la croissance et à la création d'emplois».

Ils reconnaissent les «insuffisances» en matière d'infrastructures, notamment dans les secteurs de l'énergie, de l'eau et des transports.

Ils saluent donc «la volonté des pays du G20 d'aboutir rapidement et de manière concrète à des projets d'infrastructures porteurs de croissance et à forte vocation régionale».

La zone franc réunit, outre la France, les pays africains dont la monnaie est ancrée à l'euro, au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa, 8 pays), la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac, 6 pays), ainsi que les Comores.