Wall Street limite son repli en fin de séance

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La Bourse de New York a fini en repli lundi, contaminée par la nouvelle vague d'angoisse des marchés concernant la situation de la Grèce, même si elle a réduit ses pertes en fin de séance: le Dow Jones a perdu 0,94% et le Nasdaq 0,36%.

Selon les chiffres définitifs, le Dow Jones Industrial Average a cédé 108,08 points à 11.401,01 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 9,48 points à 2.612,83 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a abandonné 0,98% (11,92 points) à 1.204,09 points.

L'indice phare de Wall Street restait sur cinq séances d'affilée de hausse, sur lesquelles il avait bondi de près de 5%.

"Vu le fort mouvement de la semaine dernière, et les incertitudes concernant la Grèce, il n'était pas anormal de voir notre marché baisser" à l'unisson des marchés européens, a expliqué Michael James, de Wedbush Morgan Securities.

"Mais le ministre grec des Finances a indiqué qu'il avait eu des discussions substantielles avec la troïka. Toute amélioration en Europe est accueillie de manière positive sur le marché", a-t-il ajouté.

En forte baisse en début de journée, le marché a réduit ses pertes lorsque le ministère grec des Finances Evangélos Vénizélos a annoncé que la téléconférence avec les trois chefs de la troïka des créanciers du pays avait été "productive et substantielle", et qu'elle reprendrait mardi soir.

La séance avait commencé sur fond de nouvelle dégringolade des marchés européens après la réunion entre ministres européens des Finances pendant le week-end en Pologne. Les responsables y ont montré leurs désaccords et ont réaffirmé qu'ils conditionnaient toute poursuite de l'aide à des avancées d'Athènes.

"On a eu un gros rebond technique, maintenant on se réveille et on se rend compte que rien n'a été résolu. La réunion en Pologne n'a rien donné, on a toujours les mêmes désaccords, les mêmes déclarations à l'emporte-pièce", a commenté Gregori Volokhine, de Meeschaert Capital Markets.

Aux Etats-Unis, le président Barack Obama a présenté un plan de réduction supplémentaire du déficit de 3.000 milliards de dollars, affirmant que les Américains les plus riches et les entreprises devaient acquitter leur "juste part" d'impôts.

"C'est un plan électoral. L'impôt sur les millionaires ne toucherait que 0,3% des contribuables, donc cela ne changera pas grand chose", a estimé M. Volokhine.

Le secteur bancaire a pâti du retour en force des inquiétudes liées à la crise européenne, Bank of America a perdu 3,32%, JPMorgan Chase 2,81%, Citigroup 4,42%, Morgan Stanley 7,90%.

A contre-courant, le groupe informatique Apple a progressé de 2,78% à 411,63 dollars, après avoir touché un nouveau record à plus de 413 dollars. La capitalisation boursière du fabricant (plus de 380 milliards de dollars), dont Steve Jobs vient de lâcher la direction, est désormais clairement la première dans le monde, devant le pétrolier ExxonMobil (350 milliards).

Le conglomérat Tyco International a pris 2,40% à 44,75 dollars. Il a annoncé son intention de se scinder en trois sociétés cotées indépendantes.

L'équipementier aéronautique Goodrich a bondi de 15,84% à 107,60 dollars. Selon la chaîne CNBC, le groupe diversifié United Technologies (+0,07% à 75,55 dollars) pourrait proposer entre 110 et 125 dollars par action pour le racheter, ce qui valoriserait sa cible entre 13,8 et 15,6 milliards de dollars.

General Motors a gagné 1,95% à 23,05 dollars. Le syndicat automobile américain UAW est parvenu à un accord avec le constructeur, pour un nouveau contrat pluriannuel prévoyant notamment un intéressement des employés aux résultats.

Netflix, après une semaine noire en Bourse, a dégringolé de 7,37% à 143,75 dollars. Il compte séparer davantage ses deux activités, la location de films sur support DVD et le service de visionnage de films en streaming.

Le marché obligataire est monté. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,940% contre 2,085% vendredi soir et celui à 30 ans à 3,192% contre 3,341%.

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