Grèce: Une semaine «très difficile» pour Athènes et la zone euro

ECONOMIE Selon les propres mots du ministre des Finances du pays...

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Les drapeaux de l'Union européenne et de la Grèce près du Parthénon (Athènes) en juillet 2011.
Les drapeaux de l'Union européenne et de la Grèce près du Parthénon (Athènes) en juillet 2011. — Petros Giannakouris/AP/SIPA

Le ministre des Finances grec Evangélos Vénizélos a estimé lundi matin que la semaine qui s'ouvre allait être "très difficile" pour son pays et pour la zone euro, confrontés à des décisions cruciales pour assurer ou non le soutien financier du pays surendetté et l'avenir de la monnaie unique.

La semaine qui s'ouvre "est une semaine très difficile pour le pays, pour la zone euro et pour moi personnellement", a dit le ministre en ouvrant un colloque de "discussion" avec le Fonds Monétaire International (FMI) et les principaux hommes d'affaires grecs à Vouliagmeni, une station balnéaire près d'Athènes, organisé par la revue britannique The Economist.

«Prendre des décisions de caractère historique»

"Il faut avant tout respecter notre objectif pour 2011, réduire le déficit à 1,8 milliard d'euros", a souligné M. Vénizélos en rappelant qu'il était en 2010 de 11 milliards et en 2009 de 24 milliards. "Notre objectif est d'arriver à un excédent budgétaire en 2012", a ajouté le ministre.

Mais pour atteindre cet objectif, "il faut prendre maintenant des décisions de caractère historique et si on ne les prend pas, on sera obligé de les prendre prochainement dans des conditions incontrôlables et douloureuses", a indiqué M. Vénizélos.

Des économies budgétaires supplémentaires seront "nécessaires", a affirmé de son côté le représentant permanent du FMI à Athènes, Bob Traa, lors de ce colloque, en prônant une réforme urgente de l'administration fiscale et en mettant en garde le gouvernement grec contre "des impôts de plus en plus élevés".