Enquête aux Etats-Unis sur le rôle de la Société Générale dans l'affaire Stanford

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La Société Générale fait l'objet d'une enquête des autorités américaines, qui se demandent si la banque française n'a pas ignoré des transactions suspectes dans le cadre de la fraude montée par le financier texan Allen Stanford, a rapporté vendredi le Wall Street Journal.

Le département de la Justice enquête plus précisément sur un compte détenu par une des sociétés de M. Stanford dans l'établissement suisse SG Private Banking, filiale de la banque française, précise le quotidien économique sur son site internet citant des sources proches du dossier.

Ce compte était, selon les autorités, alimenté par l'argent d'investisseurs floués par l'homme d'affaires à travers une escroquerie d'un montant de sept milliards de dollars.

Cet argent était ensuite dirigé vers des comptes personnels de M. Stanford et pour des pots-de-vin destinés à son auditeur d'Antigua et Barbuda.

Selon le Wall Street Journal, les enquêteurs examinent si la Société Générale n'a pas failli à son devoir d'effectuer des vérifications préalables ou de poser des questions sur les transferts illégaux.

Contacté par l'AFP, le département de la Justice n'a pas souhaité faire de commentaire.

Allen Stanford, 61 ans, est incarcéré depuis 2009. Il est accusé d'avoir monté une fraude pyramidale, en vendant des produits financiers fictifs aux rendements exceptionnels. Les investisseurs étaient rémunérés grâce aux fonds apportés par les nouveaux arrivants.

Le financier clame son innocence depuis le début des poursuites.

Il serait très inhabituel de la part des autorités de poursuivre une banque qui n'aurait pas su découvrir une fraude, note le quotidien.