«Printemps arabe»: le G8 s'engage à doubler son aide

ECONOMIE Près de 80 milliards d'euros devraient être versés aux pays du «printemps arabe» a annoncé le ministre des Finances, François Baroin...

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François Baroin lors du G7 des ministres des Finances, à Marseille, le 9 septembre 2011.
François Baroin lors du G7 des ministres des Finances, à Marseille, le 9 septembre 2011. — AFP PHOTO GERARD JULIEN

Les pays du G8 et les institutions internationales se sont engagés à doubler leur aide aux Etats du «printemps arabe», qui pourrait être portée à près de 80 milliards de dollars, a annoncé samedi à Marseille le ministre français des Finances, François Baroin. Les institutions financières internationales ont promis de doubler leur aide à 38 milliards de dollars et l'aide bilatérale des pays du G8 devrait augmenter dans les mêmes proportions, soit passer de 20 à quelque 40 milliards de dollars, a expliqué lors d'une conférence de presse le ministre français.

François Baroin s'exprimait à l'issue d'une réunion des pays du G8 et des grandes banques et fonds multilatéraux et régionaux dans le cadre du Partenariat de Deauville, du nom d'une réunion dans cette ville du nord-ouest de la France, qui les associe à l'Egypte, Tunisie, Maroc et Jordanie. Les pays de ce Partenariat, né sur les décombres des régimes arabes dictatoriaux renversés au printemps, ont salué dans un communiqué les plans d'action lancés par ces quatre Etats arabes. «Ces plans démontrent une volonté claire et partagée d'oeuvrer à une prospérité accrue pour les peuples concernés», souligne cette déclaration commune.

La Banque européenne de développement apportera 2,5 milliards d’euros par an

Comme envisagé au sommet du G8 de Deauville, en mai 2011, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement en Europe (Berd), créée pour venir en aide aux Etats d'Europe centrale et orientale après la chute du mur de Berlin, devrait désormais à prêter son concours aux pays du pourtour méditerranéen. Cet engagement, qu'elle doit confirmer définitivement d'ici la fin du mois, devrait lui permettre d'aider les pays arabes, notamment leur secteur privé, à hauteur de quelque 2,5 milliards d'euros par an. «Nous sommes résolus à faire en sorte que cette extension ait lieu le plus rapidement possible», soulignent les ministres des Finances dans cette déclaration.

La Banque européenne d'investissement (BEI), également mise à contribution, a confirmé samedi à Marseille qu'elle était prête à accroître son engagement pour un montant total de 7,5 milliards de dollars d'ici fin 2013 en faveur de l'Egypte, de la Tunisie, de la Jordanie et du Maroc.