Les salaires des cadres en hausse

EMPLOI Comme les entreprises peinent à fidéliser leurs cadres, elles prévoient de les augmenter...

Delphine Bancaud

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Selon une étude de l'Apec, 59 % des entreprises déclarent qu'elles vont augmenter leurs cadres d'ici à la fin de l'année, contre 56 % en 2010.
Selon une étude de l'Apec, 59 % des entreprises déclarent qu'elles vont augmenter leurs cadres d'ici à la fin de l'année, contre 56 % en 2010. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Une bonne nouvelle en ces temps d'austérité. Selon l'enquête de l'Apec sur les salaires des cadres, rendue publique ce jeudi matin, ils seront plus nombreux à être augmentés en 2011. Interrogés sur leurs intentions, 59% des entreprises déclarent qu'elles ont distribué ou vont distribuer d'ici à la fin de l'année des augmentations à leurs cadres.

Elles étaient 56% l'année dernière. Une décision due à «l'amélioration de la conjoncture en 2011 et des résultats des entreprises», selon Pierre Lamblin, directeur du département études et recherches de l'Apec. Autre facteur qui a joué selon lui: «Le dynamisme du marché de l'emploi cadre en 2011 qui incite les entreprises à fidéliser leurs cadres, car un turnover élevé leur coûte cher.»

Bonnes perspectives pour 2012

Du coup, l'enveloppe globale des augmentations sera aussi en hausse cette année: «Elle sera de plus de 1,5% pour les augmentations générales et de plus de 3% pour les individuelles», prévoit Pierre Lamblin. Les chefs d'entreprise devraient cependant avoir encore du fil à retordre avec leurs cadres car 77% d'entre eux jugent négative la communication de leur entreprise en matière de politique de rémunération: «Les règles d'évaluation de la performance demeurent floues pour eux», souligne Pierre Lamblin.

Quant à l'année prochaine, elle devrait aussi être porteuse. Car selon une étude d'Aon Hewitt, publiée mardi, et portant sur l'ensemble des salariés (pas seulement les cadres), les fiches de paie devraient évoluer positivement en 2012. Les entreprises tablent ainsi sur un budget d'augmentations générales de 1,7% et individuelles de 2,7%. Soit une enveloppe globale de 3% contre 2,8% en 2011. Reste à patienter pour voir si la crise des dettes ne remettra pas en cause leurs belles intentions.