Vers un gel des prix du gaz cet hiver?

ECONOMIE Le gouvernement voudrait éviter de se mettre à dos son électorat...

M.B.

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Illustration sur la hausse du prix du gaz.
Illustration sur la hausse du prix du gaz. — F. DURAND / SIPA

C’est la bonne nouvelle du jour pour les consommateurs. Selon le Parisien de mercredi, les prix du gaz ne devraient pas augmenter cet hiver. Normalement, c’est à partir du 1er octobre que GDF Suez a la possibilité de relever les tarifs à destination des particuliers. Sauf qu’à huit mois de l’élection présidentielle, le gouvernement n’y tient vraiment pas. Après avoir empêché une hausse des tarifs de 7% en juillet, il y a fort à parier que le ministre de l’Industrie, Eric Besson, récidive.

GDF Suez enrage

Une possibilité qui ne fait pas du tout les affaires de GDF Suez. «Nous ne faisons aucune marge. Si on n’augmente pas les tarifs nous perdrons de l’argent», explique le groupe. Une perte que Gérard Mestrallet chiffre à 340 millions d’euros sur le deuxième semestre de l’année si un nouveau gel tarifaire était décrété.

Un argument qui ne semble pas émouvoir le délégué général de l’association de consommateur CLCV. Selon lui, «les prix du gaz payés par les particuliers ont augmenté de plus de 60% depuis 2004. Alors que dans un même temps, le marché a, lui, baissé de 30% du fait de nouveaux gisements, de l’arrivée de nouvelles techniques de forage ou encore du développement du gaz de schiste. Pourquoi le consommateur français ne profiterait-il pas de ces baisses ?», s’interroge Thierry Saniez, toujours dans les colonnes du Parisien.

Vers un nouveau mode de calcul des prix?

Dixit le quotidien, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) plancherait d’ailleurs, à la demande du gouvernement, sur une alternative au calcul actuel des prix du gaz. «Cette formule prendra mieux en compte les évolutions de prix du marché court terme. Et moins ceux du pétrole qui n’ont cessé d’augmenter», selon son président, Philippe de Ladoucette.