Les maraîchers dans les choux

— 

Après l'E.coli, les maraîchers ont dû faire face à une météo déréglée.
Après l'E.coli, les maraîchers ont dû faire face à une météo déréglée. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Journée décisive pour la filière fruits et légumes. Touchés cette année par deux crises successives (d'abord la bactérie E.coli, puis une météo déréglée), les maraîchers, au bord du gouffre, attendent avec appréhension les mesures d'aide que doit annoncer aujourd'hui Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture. « Il nous faut d'abord une aide à court terme, car le secteur a perdu plus de 100 millions d'euros. Mais il faut surtout que la France mette la pression sur l'Europe pour mieux harmoniser le flux des marchandises », prévient Bruno Dupont, président de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF). Un soleil en avance a fait pousser plus tôt les fruits d'été français, arrivés sur le marché en même temps que la production étrangère. « La main-d'œuvre en France coûte 12 € de l'heure, contre 6 € en Espagne. C'est une distorsion de concurrence », poursuit Bruno Dupont. Alors que le kilo de pêches coûtait 1,30 € à produire, il a été vendu 1,10 €. Pour Bruno Dupont, « un allègement des charges en France est indispensable ».G. W.