les Bourses plongent

Acacio Pereira (avec Reuters)

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La Bourse de Francfort a abandonné 5,28 % le 5 septembre 2011.
La Bourse de Francfort a abandonné 5,28 % le 5 septembre 2011. — A. DOMANSKI / REUTERS

Les places boursières européennes ont accentué leur rechute hier en clôture, dans un climat d'inquiétudes croissantes concernant la crise de la dette dans la zone euro et de craintes de récession aux Etats-Unis. Les investisseurs prennent progressivement la mesure des annonces faites la semaine dernière, selon lesquelles la Grèce allait manquer son objectif budgétaire pour 2011 et que les pourparlers entre Athènes et l'Union européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE) étaient suspendus. L'indice CAC 40 a chuté de 4,73 %, à 2 999,54 points. Son plus bas niveau depuis le 10 juillet 2009. L'indice avait déjà perdu 3,59 % vendredi.

Les marchés boursiers pourraient dépasser leurs points bas de 2009
« Même les europhiles les plus convaincus commencent à douter de la façon dont on va sortir de cette crise. A cela s'ajoute les inquiétudes sur la croissance des Etats-Unis dans un contexte de marges de manœuvre budgétaires étroites », résume Thomas Kleb, responsable de la vente chez SG CIB à Paris.
De plus, l'échec électoral subi par la CDU, le parti d'Angela Merkel, fragilise la chancelière allemande. Ce qui pourrait remettre en cause le sauvetage des pays fragilisés de la zone euro, estiment des analystes. Parmi les autres grandes places européennes, Londres a abandonné 3,58 %, Francfort 5,28 %, Milan 4,83 %. « Les troubles en Europe, où la question des dettes souveraines constitue un fléau pour les marchés, avec le risque de récession aux Etats-Unis entraînent les marchés dans une spirale négative avec en ligne de mire les points bas de la crise de 2009 », commente Andrea Tuéni, analyste de marché chez Saxo Banque.

les cours du pétrole à la baisse

Les craintes de récession de l'économie américaine ont au moins une conséquence positive sur les cours du pétrole. Le baril de brut léger américain a reflué hier de 2,30 dollars à 84,16 dollars. Si la baisse se poursuit, elle pourrait être répercutée à la pompe. Une bonne nouvelle, alors que les prix des carburant étaient repartis à la hausse ces derniers jours.