Sarkozy veut que le G20 soutienne la croissance, met en garde contre trop de rigueur

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Les pays du G20 doivent s'engager à soutenir la croissance de l'économie mondiale et mettre en place des mesures de rigueur budgétaires "graduelles et crédibles" pour éviter le risque de récession, a estimé mercredi Nicolas Sarkozy devant les ambassadeurs.

"Ce que nous voulons, c'est qu'à Cannes, le G20 se mette d'accord sur un plan d'action pour la croissance, comprenant des engagements précis et concrets des principales économies", a déclaré M. Sarkozy en ouvrant à l'Elysée la conférence annuelle des ambassadeurs de France réunis à Paris.

Le chef de l'Etat a également mis en garde contre le risque de récession provoqué par des mesures d'austérité généralisées.

"Des politiques de rigueur au niveau mondial seraient pires que le mal. Elles menaceraient la reprise et risqueraient de nous replonger dans la récession. La réduction des déficits et des dettes, qui est indispensable, doit être graduelle et surtout crédible", a déclaré M. Sarkozy.

"Pour créer des emplois il faut de la croissance ... pour réduire les déficits et les dettes, il faut de la croissance", a-t-il insisté.

La France accueille les 3 et 4 novembre prochains à Cannes le prochain sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G20, alors que les craintes persistent sur le niveau d'endettement de plusieurs pays européens et des Etats-Unis et que les signes de ralentissement économique se multiplient.

Dans son discours, le chef de l'Etat a également défendu sa volonté de réformer le système monétaire international, notamment en introduisant le yuan chinois dans le panier de monnaies composant les droits de tirages spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international (FMI).

Il s'est par ailleurs déclaré favorable à ce que "les pays en excédent puissent investir une partie de leurs réserves au FMI pour renforcer ses moyens" d'intervention en cas de crise "systémique".