La CFDT se montre réticente à l'idée d'une journée de grève proposée par la CGT

© 2011 AFP

— 

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, s'est montré réticent, mercredi sur France Inter, à l'idée d'une journée de grève comme l'a proposée la CGT, mais s'est montré ouvert à toutes autres formes d'«actions communes».

«Je ne suis pas sûr (que l'organisation d'une journée de grève) soit la bonne réponse pour les salariés», a-t-il dit en réponse à une question sur la proposition de la CGT.

Toutefois, a-t-il ajouté, la CFDT va «essayer de trouver des actions communes avec la CGT et les autres organisations syndicales», comme des assemblées générales dans les entreprises ou des rassemblements devant les préfectures.

La CGT a souhaité organiser avec d'autres composantes de l'intersyndicale CGT, FSU, Solidaires et Unsa, une journée nationale d'action interprofessionnelle fin septembre-début octobre. L'intersyndicale doit en débattre jeudi 1er septembre.

«Beaucoup de salariés reviennent de congés, c'est eux qui doivent décider» de l'action syndicale, a souligné le numéro un de la CFDT.

Mais en faveur d'une journée de mobilisation

Par contre, François Chérèque a dit soutenir la «journée de mobilisation» dans l'éducation, car, pour lui, «la situation n'est plus possible à cause de la baisse des moyens et de l'augmentation du nombre d'élèves».

Interrogé sur les mauvais chiffres des demandeurs d'emploi en juillet ( 1,3% sur un mois pour les inscrits sans activité et 0,6% en comptant ceux exerçant une activité réduite), le leader cédétiste a douté que «le gouvernement puisse redresser la barre d'ici la fin de l'année» comme le croit possible le ministre du Travail Xavier Bertrand.

A cet égard, il a regretté la diminution des moyens de Pôle emploi dont les syndicats se plaignent régulièrement et a estimé qu'il fallait «lier la politique de maitrise des dépenses» à celle des investissements.