Carrefour dans le rouge au premier semestre

© 2011 AFP

— 

Le groupe français de distribution Carrefour s'est enfoncé dans le rouge au premier semestre avec une perte nette de 249 millions d'euros et a abaissé son objectif annuel de résultat opérationnel courant, qu'il attend en baisse de 15% contre une hausse prévue auparavant.

Les analystes interrogés par Dow Jones Newswires tablaient sur un bénéfice en baisse de 62% à 31 millions d'euros.

Le résultat du premier semestre a été affecté par des charges non courantes de 884 millions d'euros, dont 516 millions d'euros de charges de dépréciations d'actifs, et par une charge d'impôts de 490 millions d'euros, dont 268 millions d'euros de provision exceptionnelle pour risque fiscal en Espagne, précise le groupe.

Sur les six premiers mois de 2010, Carrefour avait réalisé un bénéfice net de 97 millions d'euros, hors Dia, scindé, les activités en Thaïlande, cédées, et en tenant compte du retraitement des chiffres du Brésil suite à des irrégularités.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice net du groupe ressort à 153 millions d'euros.

Au premier semestre le résultat opérationnel courant a reculé de 22% à 772 millions d'euros, "reflétant principalement la sous-performance de la France, de la Grèce et de l'Italie", explique Carrefour.

Le numéro deux mondial du secteur avait prévenu en juillet qu'il s'attendait pour le premier semestre à une baisse de 23% à "environ 760 millions d'euros" de son résultat opérationnel courant.

"Carrefour a enregistré une croissance de ses ventes au premier semestre 2011, portée par les marchés émergents, mais les résultats n’ont pas été satisfaisants, avec une performance décevante de la France et d’importantes charges non courantes", selon le PDG du groupe, Lars Olofsson, cité dans le communiqué.

"Dans ce contexte, tout en poursuivant notre +plan de transformation+, nous avons défini une nouvelle feuille de route visant à déployer une nouvelle stratégie commerciale en France pour regagner compétitivité et trafic dans nos hypermarchés et nous adapter à un environnement économique de plus en plus difficile", indique-t-il.