rentrée secouée dans les télécoms

gilles wallon

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Xavier Niel, le patron de Free, a l'ambition de réduire de moitié la facture mobile des ménages.
Xavier Niel, le patron de Free, a l'ambition de réduire de moitié la facture mobile des ménages. — WITT / SIPA

La guerre des abonnés est lancée. Avant l'arrivée imminente de Free sur le marché du mobile, les grands opérateurs font le forcing pour conserver leurs clients. Après les « Formules carrées SFR » et les offres « B & You » de Bouygues, toutes deux lancées cet été, Orange dégaine le 6 septembre sa gamme de forfaits « Sosh » : des offres à prix cassés, sans engagement, dédiées aux technophiles qui ont déjà un smartphone. Soit tout à fait le public qui pourrait être séduit par Free… Xavier Niel, le patron du fournisseur d'accès à Internet, pourrait dévoiler dès demain quelques pistes de son offre mobile, lors de la présentation des résultats semestriels du groupe. Son ambition est connue de longue date : réduire de moitié la facture mobile des ménages. Une offre à 5,99 € pour deux heures d'appel et SMS illimités est déjà évoquée.

« Ils n'ont plus le choix »
En attendant les promesses de Free, la mutation forcée des « historiques » se poursuit. Le modèle traditionnel a déjà été secoué par le succès de Virgin Mobile, Prixtel, et autres opérateurs virtuels. Leurs offres, seulement sur Internet et souvent sans engagement, ont déjà séduit 6 millions d'abonnés. « Les grands opérateurs n'ont plus le choix. Ils doivent proposer des offres plus légères, moins chères, sans abonnement », se réjouit Edouard Barreiro, de l'UFC-Que Choisir. L'offre Free Mobile espère conquérir près de 5 millions d'utilisateurs. Elle pourrait arriver dès novembre.

le marché juteux de la 4G

Free est en colère concernant l'attribution des licences 4G, qui rendront Internet plus rapide sur smartphone. L'Etat, qui vend ces licences pour un montant total de 2,5 milliards d'euros, réclame leur paiement comptant. Cette requête favorise les opérateurs historiques, estime Free, dont les dirigeants ont été reçus hier devant le Conseil d'Etat.