La Bourse de Paris reprend ses esprits

ECONOMIE Le CAC 40 termine sur un gain de 1,14%. Les investisseurs restent très méfiants...

M.B.

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La Bourse de Paris, le 8 août 2011.
La Bourse de Paris, le 8 août 2011. — E. PIERMONT / AFP

Après avoir lâché plus de 7% entre jeudi et vendredi dernier, la Bourse de Paris a ouvert la semaine sur une note positive. A la clôture, le CAC 40 s’est offert une hausse de 1,14% % à 3.051,36 points. Cette belle performance est à mettre à l’actif notamment de Total. La première capitalisation de la Place a fini sur un gain de 2,25%. Son titre a été soutenu toute la journée par la perspective d'une fin de conflit en Libye et d'une possible reprise des exportations pétrolières du pays. Une heure avant la clôture, une porte-parole a d’ailleurs indiqué que le groupe pétrolier suivait avec attention la situation pour évaluer quand ses activités pourraient reprendre en Libye.

Du vert partout sauf à Francfort

Dans le sillage de Paris, les principales places européennes ont, elles aussi, terminé la séance dans le vert à l’exception de Francfort qui a perdu un petit 0,1%. Londres s’est adjugé 1,08%, Madrid a gagné 1,87% et Milan s’est apprécié de 1,78%.

Malgré ce rebond, les investisseurs restent prudents.  «On rachète certains titres bradés. Il ne s'agit pas d'un rebond mais les investisseurs reprennent leur souffle au début d'une semaine qui s'annonce compliquée», explique Frédéric Rozier, gérant d'actions chez Meeschaert.

La Fed attendue au tournant

En effet, de nombreux indicateurs américains sont attendus ces jours prochains, dont les chiffres de la croissance. Sans compter la sortie, vendredi, du président de la Réserve fédérale (Fed) Ben Bernanke, qui pourrait prendre position en faveur d’un nouveau programme d'assouplissement monétaire.  «Les investisseurs passeront la semaine à spéculer sur la teneur du discours», estime ainsi Christian Parisot, économiste chez Aurel BGC.

Mardi, la séance devrait être rythmée par la publication de plusieurs enquêtes sur la conjoncture du mois d’août dans la zone euro. Elles seront scrutées à la loupe, après la déception provoquée par les premières estimations de croissance au deuxième trimestre, pour estimer la probabilité d’un rebond dès le troisième trimestre ou, au contraire, le risque de voir la zone euro s’enfoncer dans la récession.