L'emploi cadre en pleine ascension

CONJONCTURE Les derniers chiffres de l'Apec sont très positifs...

Delphine Bancaud

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Une agence Pôle emploi située à Nice
Une agence Pôle emploi située à Nice — Eric Gaillard / REUTERS

Les demandeurs d’emploi cadres qui ont préféré attendre la rentrée pour chercher du boulot,  n’ont peut être pas eu raison. Car selon la dernière note de conjoncture de l’Apec rendue publique jeudi, le marché cadre a continué  à progresser en juillet. Sur le dernier mois, l’organisme a ainsi collecté 44 506 offres d’emploi, soit une hausse de 52 % par rapport à juillet 2010.

Et sur les douze derniers mois, le marché est en progression de 67 %. «Nous avons connu un bon premier semestre, mais l’on aurait pu assister à un petit tassement des offres cet été. Il n’en a rien été. Le marché reste soutenu», commente Jean-Paul Roucau, directeur général adjoint de l’Apec. Une donne optimiste corroborée selon lui par d’autres indicateurs, comme l’amélioration du moral des chefs d’entreprises ou la reprise des investissements.

 Même la communication repart !

Sans surprise, la croissance de l’emploi cadre est tirée par les postes d’informaticiens (offres en hausse de 68 % sur un an) et de commerciaux (+64%). Mais la fonction études, recherche et développement repart aussi en flèche (+72%), « ce qui montre bien que les entreprises recommencent à développer des activités », souligne Jean-Paul Roucau.

Plus étonnant:au mois de juillet, les fonctions communication, création et ressources humaines ont progressé à un rythme supérieur à la moyenne. « Sachant que ces postes sont les premiers touchés par les réduction de budget, c’est un excellent signe », insiste le directeur général adjoint de l’Apec. Un climat encourageant dont les jeunes diplômés, particulièrement touchés pendant la crise, devraient bénéficier. «Ceux qui recherchent un poste commercial ou dans l’informatique auront davantage de perspectives», prédit Jean-Paul Roucau, qui table aussi sur davantage d’opportunités pour les seniors.

Reste cependant une inconnue:l’impact de la crise de la dette sur les intentions d’embauche. «Les entreprises pourraient différer leurs recrutements, mais il est encore trop tôt pour se prononcer», indique Jean-Paul Roucau.