Madrid et Rome veulent toujours des euro-obligations

Reuters

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L'Espagne et l'Italie ont salué mercredi la proposition franco-allemande d'une plus grande intégration économique de la zone euro et espèrent que la création d'euro-obligations sera au bout de ce processus.

Les deux pays, dont les marchés redoutent qu'ils fassent un jour défaut, souffrent de taux d'emprunts plus élevés que la France et l'Allemagne, les deux premières économies du bloc monétaire.

Madrid et Rome espèrent voir naître prochainement des emprunts émis en commun par les pays de la zone euro, ce que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont exclu mardi, tout du moins à ce stade.

«Plus nous avançons vers l'intégration de la politique économique, plus nous nous approchons de l'idée d'euro-obligations», a dit le porte-parole du parti socialiste au pouvoir en Espagne, José Blanco, à la radio publique.

En Italie, le chef du groupe parlementaire du Peuple de la liberté, parti du président du Conseil Silvio Berlusconi, a affirmé que le gouvernement était sur la même longueur d'ondes que les dirigeants français et allemand.

«Nous espérons que Merkel sera convaincue de l'utilité des euro-obligations en septembre», a toutefois ajouté Fabrizio Cicchitto.