Berlin ne veut pas parler d'augmentation du fonds européen de secours

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Un porte-parole du gouvernement allemand a déclaré lundi que le fonds européen de secours (FESF) devait "rester comme il est", face aux appels à l'augmenter pour faire face à la crise à la dette.

Lors d'un sommet européen exceptionnel "le 21 juillet il a été décidé que le FESF, reste comme il est et qu'il garde le montant qu'il avait avant cette date", a dit le porte-parole lors d'une conférence de presse, alors que le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn ont appelé à "réévaluer" le montant de ce fonds.

Angela Merkel elle aussi en vacances

Créé en 2010 pour venir en aide à l'Irlande puis au Portugal, ce fonds a une taille de 750 milliards d'euros, avec une capacité effective de prêts de 440 milliards d'euros, jugée insuffisante pour sauver un pays comme l'Italie. Le porte-parole du gouvernement allemand a par ailleurs indiqué qu'il n'y avait "rien de changé" aux décisions prises lors de ce sommet, qui prévoient notamment un élargissement des compétences du Fonds européen de stabilité financière (FESF) pour lui permettre d'acheter des obligations publiques de pays en difficulté sur le marché secondaire.

Ces décisions doivent être validées par les parlements nationaux avant d'entrer en vigueur. Si la France a déjà annoncé une session extraordinaire de son Parlement du 6 au 8 septembre, le porte-parole du gouvernement allemand a lui refusé de se prononcer sur l'éventualité d'une initiative semblable en Allemagne et rappelé que la décision revenait aux députés eux-mêmes. Le porte-parole a enfin indiqué que la chancelière Angela Merkel était "revenue à Berlin comme c'était prévu" mais assuré qu'elle "n'interrompait pas ses vacances" qui doivent durer jusqu'à la fin de la semaine.