Crise de la zone euro: Baroin appelle à «garder la tête froide»

ÉCONOMIE e ministre est rentré de vacances pour suivre la situation critique...

M.P. avec Reuters

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François Baroin, le ministre de l'Economie, à la sortie du conseil des ministres, le 11 juillet 2011.
François Baroin, le ministre de l'Economie, à la sortie du conseil des ministres, le 11 juillet 2011. — E. FEFERBERG / AFP

Il est rentré en urgence de la Creuse, où il passait ses vacances, pour «suivre au plus près» la situation économique, qui s’est encore dégradée ce vendredi.  Le ministre de l’Economie François Baroin est intervenu sur France info  et BFM TV dans la foulée pour marteler le même message:  les marchés financiers ne doivent pas douter de la détermination des Européens à mettre en œuvre le nouveau plan de soutien aux pays de la zone euro. «Il  faut garder la tête froide sur ces affaires», a-t-il dit sur France info alors que la Bourse de Paris a clôturé en baisse vendredi pour la dixième séance d'affilée, abandonnant 10,6% sur la semaine.

«Il ne peut pas y avoir de doute de la part des investisseurs et des marchés sur la détermination de chacun des pays signataires de cet accord au sein de la zone euro, c'est-à-dire des 17 chefs d'Etat et de gouvernement, sur la déclinaison de ce plan», a-t-il ajouté. Ce plan est «excellent», a poursuivi le ministre des Finances, «nous n'avons aucun doute sur son efficacité».    

Confiant pour la France

Le nouveau plan européen assouplit les pouvoirs du Fonds européen de stabilité financière doté de 440 milliards d'euros en lui donnant la possibilité d'acheter des obligations de pays en difficultés sur le marché secondaire. Avant d'entrer en vigueur, ce plan doit toutefois être adopté dans chacun des pays et François Baroin a estimé qu'il faudrait réduire «le temps de latence (...) entre les décisions prises au plus haut niveau des Etats membres de la zone euro et la déclinaison démocratique».

Il a ajouté que la France était aux avant-postes avec sa décision de convoquer le Parlement en session extraordinaire pour examiner le texte à partir du 6 septembre. Le ministre des Finances a d'autre part rappelé que le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel devaient faire à la fin du mois des propositions pour améliorer la gouvernance de la zone euro.

S'agissant de la situation de la France, il a une nouvelle fois assuré que le gouvernement prendrait «tous les moyens et toutes les mesures nécessaires» pour atteindre son objectif de réduction des déficits publics à 3% du produit intérieur brut à l'horizon 2013. «Nous n'avons pas les moyens de nous payer le luxe de nous éloigner de cette trajectoire de réduction des dépenses, et donc de réduction des déficits publics!», a-t-il dit.