Record historique pour le CAC 40 avec dix séances de baisse consécutives

BOURSE Depuis sa création en 1987, l'indice phare n'avait jamais connu une telle déconvenue...

M.B.

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Graphique qui illustre la chute du CAC 40 en 2008.
Graphique qui illustre la chute du CAC 40 en 2008. — E. PIERMONT / AFP

C’est le genre de record dont les investisseurs se passeraient bien. Vendredi, le CAC 40  a signé sa deuxième semaine de baisse ininterrompue. Du jamais vu depuis sa création, il y 24 ans. A la clôture, il a abandonné 1,26% à 3.278, 56 points finissant à un nouveau plus bas depuis juillet 2009. Avec une chute de 3,07% à l’ouverture, la nervosité était palpable. Le CAC s’est ensuite progressivement ressaisi, repassant même en territoire positif, après la publication d’un rapport sur l’emploi meilleur que prévu et d’une légère baisse du chômage aux Etats-Unis.

Inquiétudes aux Etats-Unis et en Europe

Mais ce rebond a été de courte durée. Une nouvelle fois, le pessimisme a repris le dessus. Les marchés s’inquiètent toujours de la situation économique de la première puissance mondiale même si le plafond de la dette a été relevé cette semaine. L’Europe est l’autre principale source d’inquiétude. En dépit d’un second plan de sauvetage pour la Grèce, les investisseurs craignent à présent que l’Italie et l’Espagne ne soient pas en mesure de rembourser leur dette.

Mais nombreux analystes s’accordent pour dire que les marchés boursiers sont irrationnels et cèdent à la panique. En effet, la situation des entreprises est rassurante. Au premier semestre de cette année, elles ont fait quasiment autant de profits que sur l’ensemble de l’année 2008. «Elles sont très profitables et sont, à la différence des Etats, peu endettées. Nous sommes face à une crise de la dette et non à une crise des entreprises», résume François Chaulet, associé-directeur de Montségur Finance.

Le CAC 40 va rester très volatil

Quoi qu’il en soit, la Bourse de Paris va continuer à être très volatile au cours des mois à venir. Avec deux échéances politiques majeures, les élections présidentielles française et américaine, de mai et novembre 2012, le CAC 40 risque de jouer encore au yo-yo. «La Bourse va demeurer un placement très risqué jusqu'a la fin de l’année prochaine», pronostique Marc Touati, directeur des études économiques de la compagnie financière Assya.